Conseils aux voyageurs

Tableau 1 - Ordonnances avant le départ
Messages clés
  • Pour les cas complexes ou en cas de doute, adresser le patient aux centres de conseils aux voyageurs et de vaccination internationaux (annuaire des centres).
  • Aborder la situation financière du sujet au cours de la consultation, celle-ci pouvant représenter un frein à certaines mesures de prévention.
Conseils
  • Boîte à outils patient de ressources utiles.
  • Pour rappel, les risques liés aux voyages ne sont pas uniquement sanitaires : voir France Diplomatie.
  • Le groupe de pédiatrie tropicale (groupe de la Société Française de Pédiatrie) propose de nombreuses ressources, conseils et ordonnances types pour les enfants voyageurs (site).
Trousse de départ

La trousse à pharmacie générique que nous vous suggérons est basée sur la proposition du Haut Conseil de Santé Publique (2023) et du Pilly (2023) :

  • elle est à adapter en fonction du pays et du terrain du patient,
  • ne sont pas inclus :
    • la prévention contre les piqûres de moustiques et le paludisme (voir tableau 3),
    • les antibiotiques (dépend du pays visité),
    • les collyres antiseptiques (voir fiche conjonctivite),
    • les antiémétiques (balance bénéfice/risque à discuter, voir fiche vomissements),
    • les gouttes auriculaires antibiotiques (intérêt en cas de risque d'otite, notamment en cas de baignades. Voir fiche otite externe),
    • les bas de contention et la thromboprophylaxie pour l'avion (voir tableau 5).
  • La plupart des traitements sont non remboursés, prendre en compte une éventuelle difficulté financière dans le choix de la composition de la trousse à pharmacie.
Exemples d'ordonnances (hors prophylaxie du paludisme)
Traitements habituels du patient (traitements de fond)
  • Les médicaments de l'ordonnance habituelle sont à rédiger en DCI.
  • Il est préférable que le patient parte avec la totalité du traitement. En cas de durée de traitement supérieur à 1 mois, une délivrance en 1 temps est possible, mais un accord auprès de la CPAM doit être obtenu auparavant.
  • Certains pays peuvent réguler le transport des psychotropes et/ou des stupéfiants, pour avoir des informations sur la législation du pays visité, consulter le site de l'INCB.
Démarches en cas de maladies chroniques
  • Remettre au patient un résumé du dossier médical, si possible traduit dans la langue du pays concerné ou en anglais.
  • Conseiller au patient de souscrire à une assurance en fonction de son pays de destination (informations).
  • Remettre, si besoin, un certificat bilingue de transport de seringues et d'aiguilles (certificat).
  • Si besoin, recommander au patient de rechercher avant le départ les coordonnées de structures de soins ou de spécialistes locaux qui pourront le prendre en charge en cas de problèmes (se renseigner auprès de son prestataire d'assurance).

 

Tableau 2 - Vaccins avant le départ
Vaccins avant le départ
  • Liste des vaccins par pays sur le site de l'institut Pasteur (site).
  • La vaccination contre la fièvre jaune doit avoir lieu dans un centre de vaccination agréé (annuaire des centres).
  • Pour les cas complexes ou en cas de doute, adresser le patient aux centres de conseils aux voyageurs et de vaccination internationaux (annuaire des centres).
 
Tableau 3 - Prophylaxie du paludisme
Conseils patients
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Chimioprophylaxie du paludisme (CPAP)
Éléments à prendre en compte pour l'indication d'une chimioprophylaxie
Généralités
  • La chimioprophylaxie du paludisme ne s'envisage qu'en association aux mesures de prévention des piqûres de moustique (fiche conseils patient).
  • En cas de doute, adresser le patient ou demander conseil aux centres de conseils aux voyageurs et de vaccination internationaux (annuaire des centres).
  • En cas de difficultés financières, la CPAP doit être priorisée sur les autres moyens de lutte contre le paludisme.
  • CPAP non remboursée par l'Assurance Maladie mais pouvant être prise en charge certaines mutuelles.
  • Vigilance particulière nécessaire pour les personnes issues de l'immigration retournant dans leur pays d'origine. 
Zones visitées durant le voyage et saison

Voir site de l'Institut Pasteur

Durée du séjourUne seule piqûre infectante suffit à contracter la maladie, mais la majorité des cas de paludisme surviennent pour des séjours > 1 mois.
Type de séjour
  • Conventionnel :
    • durée < 1 mois, ET
    • majoritairement en zone urbaine ou sur des sites touristiques classiques, ET
    • +/- quelques nuitées en zones rurales dans des conditions satisfaisantes (maison, hôtel).
  • Non conventionnel : ≥ 1 critère parmi :
    • séjour en zone de forte transmission ou durant la saison des pluies (et dans les 6 semaines qui suivent),
    • durée ≥ 1 mois,
    • nombre élevé de nuitées en zone rurale ou forestière,
    • hébergement précaire (tente ou habitation non protégée).
Terrain
  • Risque de paludisme grave, notamment :
    • grossesse,
    • enfants < 6 ans,
    • personnes âgées,
    • immunodépression,
    • personnes vivant avec le VIH,
    • sujets aspléniques,
    • comorbidités.
  • Risque d'effets indésirables des antipaludiques, notamment :
    • autres traitements en cours (risque d'interaction),
    • jeunes enfants et femmes enceintes,
    • allergie,
    • antécédent d'effets indésirables sous antipaludique,
    • co-morbidités.
  • Moyens financiers (traitement non remboursé).
Principales situations
Type de séjourAmérique tropicale, Haïti, Rép. Dom.Afrique sub-saharienne1 et YémenAsie du Sud et Sud-EstPapouasie Nouvelle Guinée et Îles Salomon
Pour tousPPAV + CS si FPPAV + CS si FPPAV + CS si FPPAV + CS si F
Séjour conventionnelPas de CPAPCPAP1Pas de CPAP3CPAP1
Séjour non conventionnel avec nuitées en zones rurales ou forestières
  • < 1 mois : pas de CPAP 3TTR si séjour en condition isolée.
  • ≥ 1 mois : avis spécialisé.
CPAP1
  • < 1 mois : pas de CPAP 3TTR si séjour en condition isolée.
  • ≥ 1 mois : avis spécialisé.
CPAP1
Expatriation longueAvis spécialisé
  • Zone sahélienne : CPAP en saison des pluies2.
  • Afrique centrale forestière : CPAP toute l'année.
Avis spécialiséCPAP
Chimioprophylaxie du paludisme (CPAP)
Généralités
  • Le proguanil-atovaquone et la doxycycline sont les traitements de 1re intention dans le prévention du paludisme à P. falciparum.
  • Méfloquine en dernière intention. Risque de troubles neuropsychiatriques graves : nécessité d'informer le patient d'arrêter immédiatement le traitement et de consulter rapidement un médecin en cas de survenue d'un trouble neuropsychiatrique sous traitement.
  • La chloroquine n'est plus recommandée.

Molécule

Présentations

Posologies enfant et adulte

Durée, indications, précautions d’emploi, contre-indications

Atovaquone- Proguanil

cp* pédiatrique (cpP) à 62,5 mg/25 mg

cp* adulte (cpA) à 250 mg/100 mg

  • Enfant :
    • 5 - 7 kg : dose équivalente à ½ cpP/j (hors AMM, préparation magistrale nécessaire ou à défaut à l’aide d’un coupe comprimé),
    • 8 - <11 kg : dose équivalente à ¾ cpP/j (hors AMM, préparation magistrale nécessaire ou à défaut à l’aide d’un coupe comprimé),
    • 11 - <21 kg : 1 cpP/j
    • 21 - <31 kg : 2 cpP/j
    • 31 - ≤40 kg : 3 cpP/j
    • >40 kg : 1cpA/j.
  • Adulte : 1 cpA/j
  • À prendre au cours d’un repas ou avec une boisson lactée +/- sucrée pour les enfants (pour atténuer le goût amer), à heure fixe.
  • Débuter 24 heures avant l'entrée dans la zone de transmission du paludisme, à prendre pendant le séjour et à poursuivre jusqu'à 1 semaine après la sortie de la zone.
  • La restriction de son utilisation au-delà de 3 mois a été levée. 
  • Peut-être envisagé, si nécessaire, chez la femme enceinte.
  • Effets indésirables :
    • augmentation de l’INR pour les patients sous AVK,
    • troubles digestifs.
  • Contre-indication : insuffisance rénale sévère.
Doxycycline

cp* à 50 mg

cp* à 100 mg

cp* sécable à 100 mg

  • Enfant :
    • ≥ 8 ans et <40 kg : 50 mg/j,
    • ≥ 8 ans et ≥40 kg : 100 mg/j.
  • Adulte : 100 mg/j.
  • Moins chère que l'atovaquone-proguanil.
  • À prendre pendant le repas du soir au moins 1 heure avant le coucher.
  • Débuter la veille de l'entrée dans la zone de transmission du paludisme et poursuivre jusqu'à 4 semaines après la sortie de la zone.
  • Contre-indications :
    • grossesse, allaitement,
    • âge < 8 ans,
    • association avec les rétinoïdes par voie générale.
  • Effets indésirables :
    • photosensibilisation (protection solaire),
    • potentialisation de l’effet des AVK.

Méfloquine

cp* sécable à 250 mg

  • Enfant5 mg/kg/semaine
    • 5-14 kg : 1/8 cp/sem, (hors AMM, préparation magistrale nécessaire),
    • 15-19 kg : ¼ cp/sem,
    • >19-30 kg : ½ cp/sem,
    • >30-45 kg : ¾ cp/sem,
    • >45 kg : 1 cp/sem.
  • Adulte : 1 cp/sem.
  • La fréquence des effets indésirables graves justifie de n’envisager la primo-prescription qu’en dernière intention.
  • Déconseillé en cas de pratique de la plongée.
  • Protocole :
    • débuter 10 jours avant le départ (pour les sujets n’ayant jamais pris de méfloquine, afin de vérifier l’absence d’effets secondaires lors de la deuxième prise),
    • poursuivre pendant le séjour et jusqu’à 3 semaines après le départ de la zone de transmission du paludisme.
  • Contre-indications : 
    • antécédent de convulsions,
    • antécédent de troubles neurologiques ou psychiatriques,
    • traitement concomitant par acide valproïque,
    • insuffisance hépatique sévère.

Tableau issu de "Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2023" du Haut Conseil de Santé Publique.

PPAV : Protection AntiVectorielle, CPAP : chimioprophylaxie du paludisme, cpA : comprimé adulte,  cpP : comprimé pédiatrique, CS si F: Consultation sans délai si fièvre pendant le séjour ou dans les 3 mois qui suivent le retour (en informant du voyage le médecin assurant la consultation), TTR : traitement de réserve antipaludique (voir tableau 4), non adapté à l’enfant.
1. sauf les zones non à risque d’Afrique australe (Afrique du Sud hors région Nord Est, Sud de la Namibie et du Botswana, Lesotho)
2 début dès le début de la saison des pluies ; arrêt 6 semaines après la fin des pluies.
3 pour les zones à risque élevé de transmission du paludisme, prendre un avis spécialisé.

*Avant l'âge de 6 ans, pour des raisons pratiques il peut être nécessaire d'écraser les comprimés.

 

Tableau 4 - Traitement présomptif de réserve du paludisme
Généralités

Généralités

  • Uniquement en l'absence de possibilité de consulter dans les 12h suivant l'apparition de la fièvre.
  • La molécule doit être différente de celle choisie pour la prophylaxie du paludisme.
  • Privilégier l'arténimol-pipéraquine ou l'artéméther-luméfantrine sauf dans les zones avec fort taux de résistance (surtout l'Asie du Sud-Est).
  • Durée de voyage ≥ 7 jours.
  • La prise du traitement ne dispense pas d'effectuer une consultation en urgence.
  • Le traitement ne doit pas être pris après le retour en France.
  • Ce traitement ne doit pas être utilisé chez l'enfant et il convient de ne pas s'éloigner à plus de 12h d'une structure médicale en cas de voyage avec un enfant.
Indications

La prescription d'un traitement de réserve peut être intéressante en cas de :

  • séjour en zone très isolée,
  • circonstances justifiant de ne pas prescrire de prophylaxie (séjours répétés ou de très longue durée), sur avis spécialisé.
Traitements (adulte)
MoléculesPosologieCommentaires

Arténimol-pipéraquine

  • 36 kg-75 kg, 3 cp à 320 mg/40 mg par prise, 1 prise par jour pendant 3 jours.
  • ≥ 75 kg, 4 cp à 320 mg/40 mg par prise, 1 prise par jour pendant 3 jours.
  • Prise à jeun, à distance des repas.
  • Non recommandé pendant le premier trimestre de la grossesse ou allaitante (sauf absence d’alternative).
  • ECG avant prescription chez les sujets à risque d'allongement du QT.

Artéméther-luméfantrine

  • À partir de 35 kilos.
  • 4 cp (à 20 mg/120 mg) en 1 prise, à H0, H8, H24, H36, H48, H60 (24 comprimés au total).

À l’étranger, les dosages peuvent être différents de ceux existant en France.

  • À prendre au cours d’un repas ou avec une boisson lactée.
  • Non recommandé chez la femme enceinte au premier trimestre ou allaitante (sauf absence d’alternative).
  • ECG avant prescription chez les sujets à risque d'allongement du QT.

Atovaquone-proguanil

  • À partir de 40 kilos.
  • 4 cp (250 mg/100 mg) en 1 prise par jour, pendant 3 jours.

À prendre au cours d’un repas ou avec une boisson lactée

Tableau issu de "Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2023" du Haut Conseil de Santé Publique

 

Tableau 5 - Voyages en avion et décalage horaire
Contre-indications à un voyage aérien (liste non exhaustive)
  • Nouveau-né âgé de moins de 48 heures,
  • Femme enceinte :
    • ≥ 36 SA si grossesse simple,
    • ≥ 32 SA si grossesse multiple.
  • Dans les 24 heures suivant une plongée en bouteille,
  • Pathologies :
    • angor ou douleurs thoraciques au repos,
    • maladie transmissible évolutive,
    • accident de décompression après la plongée,
    • augmentation de la pression intracrânienne en raison d'une hémorragie, d'un traumatisme ou d'une infection,
    • infection des sinus, de l'oreille ou du nez, en particulier si la trompe d'Eustache est bouchée,
    • infarctus du myocarde ou AVC récent (avis spécialisé),
    • intervention chirurgicale récente ou traumatisme récent comportant un risque de flatulence.
    • fracture avec un plâtre fermé (avis spécialisé),
    • maladie respiratoire (avis spécialisé),
    • pneumothorax non résorbé datant de moins de 3 semaines,
    • drépanocytose (avis spécialisé),
    • traumatisme cranio-facial ou oculaire, opération du cerveau ou opération de l'œil avec pénétration oculaire (avis spécialisé),
    • trouble psychotique sauf s'il est complètement maîtrisé.
Prévention des thromboses veineuses profondes (TVP) chez l'adulte
Facteurs de risque de TVP
  • Antécédent personnel ou familial de maladie thromboembolique veineuse.
  • Thrombophilie.
  • Cancer actif (ou dont le traitement s'est terminé depuis moins de 6 mois).
  • Grossesse et post-partum.
  • Contraception oestroprogestative.
  • Traitement hormonal substitutif de la ménopause.
  • IMC> 30 kg/m2.
  • Âge avancé.
  • Taille extrême.
  • Hospitalisation pour traumatisme ou intervention chirurgicale sous anesthésie générale récente (< 4 semaines).
  • Tabagisme.
Niveau de risque très élevé
  • Antécédent personnel de TVP ou d'embolie pulmonaire non provoquée ou secondaire à un voyage en avion.
  • Chirurgie à risque ou traumatisme récent.
  • Cancer actif.
  • ≥ 2 facteurs de risque de TVP.
IndicationTraitement (durée de vol ≥ 4 heures)
Pour tout le monde
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  • Porter des vêtements amples.
  • S'hydrater régulièrement au cours du vol (en évitant l'alcool).
  • Bouger fréquemment les jambes et se déplacer régulièrement dans l'avion.
1 FDR de TVP
  • Idem +
  • Bas ou chaussettes de contention classe 2 (ordonnance).
Niveau de risque très élevé
  • Idem +
  • Envisager une anticoagulation préventive (voir ci-après).
Propositions d'anticoagulation préventive (adulte, clairance ≥ 30 mL/min). Hors AMM.
  • Daltéparine 5000 UI (ordonnance).
  • Enoxaparine 40 mg (ordonnance).
  • Tinzaparine 4500 UI (ordonnance).
  • Nadroparine 2500 UI (non disponible en seringue de 2500 UI).
  • Fondaparinux 2,5 mg (ordonnance, non recommandé chez la femme enceinte ou qui allaite).

Prévoir également un traitement pour le retour.

Prévention des effets du décalage horaire
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Mesures non médicamenteuses
  • Dans les jours précédant le voyage décaler l'heure du coucher dans le même sens que celle de la destination d'arrivée.
  • Pendant le voyage en avion :
    • mettre sa montre à l'heure du pays de destination et adopter le rythme veille/sommeil du pays de destination,
    • boire suffisamment en évitant la caféine et l'acool.
  • À l'arrivée :
    • faire une courte sieste de 20-30 minutes,
    • s'exposer le plus possible à la lumière naturelle,
    • régler son rythme de sommeil le plus rapidement possible à l'heure locale.
  • +/- Utilisation d'applications mobiles dédiées.
Mélatonine
  • Intéressante pour des trajets traversant ≥ 5 fuseaux horaires.
  • Posologie de 0,5 à 5 mg/j à prendre au moment prévu du coucher. Pas de différence d'efficacité entre les différentes posologies.

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Ordotype ne se substitue ni à la décision ni à la responsabilité de prescription du professionnel de santé.

Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.