Otite externe

Diagnostic
Clinique

Le diagnostic est clinique :

  • atteinte parfois bilatérale,
  • contexte de baignade ou de traumatisme de la peau du conduit auditif externe (p.ex. utilisation de coton-tiges, de bouchons d'oreille ou de prothèses auditives),
  • apyrexie
  • otalgie lancinante, majorée en première partie de nuit,
  • douleur majorée par la mastication, la palpation du tragus, la traction du pavillon et l'insertion de l'otoscope,
  • +/- otorrhée purulente,
  • otoscopie :
    • conduit auditif inflammatoire,
    • dépôts blanchâtres, sécrétions,
    • aspect filamenteux et taches noirâtres si infection mycosique à Aspergillus,
    • rechercher une perforation tympanique
  • après la guérison, rechercher une pathologie dermatologique sous-jacente favorisante (eczéma, impétigo...),
  • en cas d'éruption vésiculeuse au niveau de la conque et/ou du canal auditif externe, évoquer un zona du VII (voir fiche).
Formes graves
(avis ORL urgent)
  • Périchondrite ou chondrite (œdème du pavillon).
  • Otite externe nécrosante (otite externe maligne) :
    • patient diabétique ou immunodéprimé,
    • tableau d'otite externe ne guérissant pas sous traitement,
    • fièvre,
    • sténose du canal auditif externe,
    • +/- polype du conduit auditif externe ( évocateur du diagnostic),
    • otorrhée profuse verdâtre et fétide.
Traitement
Mesures générales
  • Éducation du patient (version imprimable).
  • Nettoyage atraumatique du conduit auditif externe si possible.
  • En cas de conduit rétréci, mettre en place un tampon expansible dans le conduit pour permettre une bonne pénétration des gouttes.
  • Traitement antalgique.
Gouttes auriculaires
  • Pas de supériorité des associations antibiotique + corticoïdes versus antibiotique seul.
  • Contre-indication des gouttes à base d'aminoside en cas de perforation tympanique ou de tympan non visible.
  • Otite bactérienne :
    • tympan vu et non perforé : gouttes à base d'aminoside en 1re intention (ordonnance),
    • tympan non vu ou perforé : gouttes à base de fluoroquinolone en 1re intention (ordonnance).
  • Otite mycosique ou mixte (bactérienne et mycosique) : association Nystatine + Polymixine B + Oxytétracycline + Dexaméthasone (ordonnance)
Formes gravesPrise en charge spécialisée
SuiviRéévaluation en cas de persistance des signes après 48 h

rhumato
Soins palliatifs
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Formations de notre partenaire en lien avec la thématique

 

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.