Épisode dépressif caractérisé (hors sujet âgé)

Tableau 1 - Dépistage d'un épisode dépressif caractérisé (EDC)
Dépistage de l'épisode dépressif : PHQ-2
Au cours du dernier mois :
  • Avez-vous éprouvé peu d'intérêt ou de plaisir à faire les choses ?  
  • Vous êtes-vous senti triste, déprimé ou désespéré ?

≥ 1 réponse positive : évocateur d'épisode dépressif caractérisé (EDC). Faire le PHQ-9 (voir tableau 3).

Dépistage chez le sujet âgé
GDS-15 (Geriatric Depression Scale, utilisation courante mais faible niveau de preuve) (PDF).

 

Tableau 2 - Démarche diagnostique
Diagnostic positif (adapté du CIM-10 et du DSM-5)
Diagnostic positif = présence de tous les critères A à G.
A

Au moins 4 des symptômes suivants, tous ou presque présents tous les jours, presque toute la journée : 

  • au moins 2 symptômes dépressifs principaux :
    • humeur dépressive : tristesse et/ou sentiment de vide et/ou pleurs (presque tous les jours),
    • diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir : pour toutes ou presque toutes les activités,
    • perte d'énergie, augmentation de la fatigabilité,
  • ET au moins 2 symptômes dépressifs supplémentaires :
    • perte d'appétit,
    • baisse de la confiance en soi,
    • sentiment de culpabilité, d'inutilité,
    • perspectives négatives et pessimistes pour le futur,
    • troubles du sommeil,
    • diminution de la capacité d'attention et de concentration,
    • pensées de mort récurrentes ou idées suicidaires.
BÉvolution ≥ 2 semaines
CConstitue un changement par rapport à l'état antérieur
DSymptômes induisant une détresse cliniquement significative et/ou altérant le fonctionnement
ESymptômes non attribuables à une origine organique ou toxique (voir ci-après)
FÉpisode ne répondant pas aux critères diagnostiques d'un trouble psychotique
GIl n'y a jamais eu d'épisode maniaque ou hypomaniaque
Évaluation du risque suicidaire
Questionnaires

Risque suicidaire élevé si

  • question 9 du PHQ9 ≥ 2 (score),
  • Columbia-Suicide Severity Rating Scale ≥ 3(score, en anglais)

 

Exemples de questions à poser
  • Avez-vous déjà pensé à vous faire du mal ? Si oui, de quelle façon ?
  • Pensez-vous que votre vie ne vaut pas la peine d’être vécue ?
  • Souhaiteriez-vous être mort ?
  • Avez-vous déjà pensé à mourir ?
  • Avez-vous fait des plans pour mettre fin à vos jours ?
  • Avez-vous à votre disposition les moyens pour faire cela ?
  • Qu’est-ce qui vous retient de mettre en œuvre ces pensées ?

Le fait de poser ces questions ne renforce pas le risque suicidaire.

Le risque suicidaire doit être réévalué régulièrement.

Urgence faible
(traitement ambulatoire possible)
  • Relation de confiance établie avec un praticien.
  • Désir de parler et recherche de communication.
  • Recherche des solutions à ses problèmes.
  • Pense au suicide mais n’a pas de scénario suicidaire précis.
  • Pense encore à des moyens et à des stratégies pour faire face à la crise.
  • N’est pas anormalement troublé mais psychologiquement souffrant.
Urgence moyenne
(soins psychiatriques spécialisés ambulatoires ou hospitaliers)
  • Présente un équilibre émotionnel fragile.
  • Envisage le suicide et dont l’intention est claire.
  • A envisagé un scénario suicidaire mais dont l’exécution est reportée.
  • Ne voit de recours autre que le suicide pour cesser de souffrir.
  • A besoin d’aide et exprime directement ou indirectement son désarroi.
  • Est isolé.
Urgence élevée
(hospitalisation en ambulance +/- sous contrainte)
  • Décidé : le passage à l’acte est planifié et prévu pour les jours qui viennent.
  • Coupé de ses émotions, rationalisant sa décision ou très émotif, agité, troublé.
  • Complètement immobilisé par la dépression ou dans un état de grande agitation.
  • Dont la douleur et la souffrance sont omniprésentes ou complètement tues.
  • Ayant un accès direct et immédiat à un moyen de se suicider.
  • Ayant le sentiment d’avoir tout fait et tout essayé.
  • Très isolé.
Autres signes d'alertes
  • Tentative de suicide récente et/ou hospitalisation en psychiatrie récente (très haut risque).
  • Âge avancé (> 75 ans).
  • Syndrome présuicidaire de Ringel : ces signes ne sont pas rassurants et cachent un envahissement fantasmatique par des idéations suicidaires (urgence élevée) :
    • attitude de retrait,
    • diminution de la réactivité émotionnelle,
    • diminution de la réactivité affective,
    • diminution de l'agressivité,
    • diminution des échanges interpersonnels.
3114En cas de doute ou de questions, appeler le 3114 (numéro national de prévention du suicide, site)
Éliminer les diagnostics différentiels
Clinique
  • Recherche d'une prise de toxiques ++ : alcool, cannabis, amphétamines, cocaïnes, hallucinogènes...
  • Recherche d'argument pour un autre trouble psychiatrique : trouble psychotique, trouble bipolaire, personnalité état-limite, trouble anxieux, addictions.
  • Enquête médicamenteuse : corticoïdes, finastéride interféron, β-bloquants...
  • Examen neurologique : tumeur, SEP, démence, AVC.
  • Recherche de signes évocateurs d'une pathologie endocrinienne : hypoglycémie, troubles ioniques, dysthyroïdie, hypercorticisme, maladie de Wilson...
Paraclinique
  • Indication : surtout en cas de début aigu ou de point d'appel clinique.
  • Biologique sanguin (ordonnance) :
    • glycémie,
    • ionogramme,
    • calcémie,
    • créatinine,
    • NFS,
    • CRP,
    • TSH,
    • bilan hépatique.
  • Toxiques urinaires : 
    • cannabis,
    • cocaïne,
    • opiacés,
    • amphétamines.
  • Autres : IRM, EEG.

 

Tableau 3 - Évaluation de la sévérité
Critères HAS
  Nombre de symptômes
(voir tableau 2, critère A)
Retentissement fonctionnel
Épisode dépressif léger2 symptômes principaux +
2 symptômes supplémentaires
Retentissement léger sur le fonctionnement : quelques difficultés à poursuivre les activités ordinaires et les activités sociales, mais celles-ci peuvent être réalisées avec un effort supplémentaire.
Épisode dépressif modéré2 symptômes principaux +
3-4 symptômes supplémentaires
Le dysfonctionnement pour les activités se situe entre ceux précisés pour l’épisode léger et l’épisode sévère.
Épisode dépressif sévère3 symptômes principaux +
≥ 4 symptômes supplémentaires
Les symptômes perturbent nettement les activités professionnelles, les activités sociales courantes ou les relations avec les autres. Par exemple : difficultés considérables ou incapacité à mener le travail et/ou les activités familiales et sociales.
Autres échelles d'évaluation de la sévérité
Échelle de Hamilton
(calculateur, MG France)
  • Classification des symptômes en :
    • légers (score 10-13),
    • légers à modérés (score 14-17),
    • modérés à sévères (score ≥ 18).
  • Cotation : ALQP003 = 69,12 €.
PHQ-9
(calculateur)
  • 0-4 : Pas de dépression ou très modérée.
  • 5-9 : Dépression légère.
  • 10-14 : Dépression modérée.
  • 15- 19 : Dépression modérément sévère.
  • 20-27 : Dépression sévère.

 

Tableau 4 - Prise en charge de l'épisode dépressif caractérisé
Indications
Épisode dépressif léger
  • Éducation.
  • Psychothérapie structurée (voir ci-après) +/- psychothérapie de soutien.
  • Pas d'antidépresseur.
  • +/- Avis spécialisé d'emblée ou en cas d'aggravation.
Épisode dépressif modéré 
  • Éducation.
  • Psychothérapie structurée (voir ci-après) +/- psychothérapie de soutien.
  • Antidépresseur à discuter.
  • +/- Avis spécialisé d'emblée ou en cas d'aggravation.
Épisode dépressif sévère 
  • Éducation.
  • Psychothérapie structurée (voir ci-après) +/- psychothérapie de soutien, ET
  • Antidépresseur d'emblée associé à une psychothérapie.
  • Avis spécialisé rapide.
Situations particulières
  • Grossesse, post-partum, présence de caractéristiques mélancolique, psychotiques ou catatoniques, suspicion de trouble bipolaire (voir tableau 5).
  • Avis spécialisé rapide.
Traitements
Éducation
(version imprimable)
  • Respecter le rythme nycthéméral.
  • Éviter la consommation d’alcool et autres substances toxiques.
  • Encourager une activité sociale régulière.
  • Poursuivre les activités habituellement intéressantes ou plaisantes.
  • Pratiquer une activité physique régulière : pour une dépression légère à modérée, un programme d’AP adaptée (voir fiche d'aide à la prescription) sur 3 mois est aussi efficace sur la symptomatologie dépressive et le taux de rémission qu’un traitement médicamenteux ou qu'une psychothérapie.
Antidépresseurs
Généralités
  • Délai d'efficacité de 2 à 4 semaines et efficacité maximale en 6 à 8 semaines, à expliquer au patient.
  • Durée : poursuivre le traitement 6 mois à 1 an après la rémission.
  • Arrêt progressif.
  • Ajout d'une benzodiazépine dans les 2 premières semaines en cas d’anxiété, d’agitation ou d’insomnies invalidantes (voir fiche).
  • Augmentation progressive des doses d’anti-dépresseur : débuter à ⅓ ou ½ dose et augmenter en 1 ou 2 paliers pour atteindre la posologie minimale de la fourchette recommandée en 1 ou 2 semaines (l’intérêt des posologies plus élevées est incertain).
  • Information du patient :
    • nécessité de ne pas arrêter seul le traitement,
    • possibilité d’apparition d’idées suicidaires en début de traitement (surtout patients jeunes).
  • Choix de la molécule :
    • nécessité de ne pas arrêter seul le traitement,
    • chez le sujet âgé, éviter les molécules avec effet anticholinergique important (paroxetine, tricycliques.
Bilan préthérapeutique
  • +/- Biologique (ordonnance) : NFS, ionogramme, glycémie, bilan lipidique, créatinine, bilan hépatique, β-HCG, TSH.
  • ECG si antécédent ou suspicion de maladie cardiovasculaire (avec mesure du QT).
1re intention
  • ISRS (ordonnance de sertraline. En cas de réponse insuffisante la posologie peut être augmentée par paliers de 50 mg d'au moins 7 jours, sans dépasser 200 mg/j).
  • La sertraline et l’escitalopram sont les deux antidépresseurs ayant la meilleure efficacité et tolérance. Les autres traitements les mieux tolérés sont : le citalopram, la fluoxétine, la vortioxetine.
2e intention
  • IRSNa, ou
  • Miansérine, ou
  • Mirtazapine, ou
  • Vortioxetine.
3e intentionAntidépresseur tricyclique
Psychothérapie
De soutienPeut être réalisée par le médecin généraliste, un psychiatre ou une psychologue
Structurée

Les thérapies ayant les niveaux de preuve les plus élevés sont les TCC et les thérapies interpersonnelles :

  • thérapies cognitivo-comportementales (TCC, annuaire) dont l’objectif est d’identifier et d’interrompre les pensées et comportements négatifs,
  • thérapies interpersonnelles dont l’objectif est d’augmenter le soutien social,
  • psychothérapies psychodynamiques,
  • activation comportementale dont l’objectif est la planification d'activités positives,
  • thérapie de résolution de problèmes dont l’objectif est d’avancer par petites étapes spécifiques,
  • thérapies basées sur la pleine conscience.

Dispositif
Mon soutien psy
(guide PDF)

Le dispositif Mon soutien psy permet au patient, sous certaines conditions, d'obtenir des séances de psychothérapies remboursées.

  • Étape 1 : diriger le patient vers un psychologue partenaire (annuaire),
    • critère d'inclusion : dépression légère (score PHQ-9 entre 5 et 19),
    • critères d'exclusion :
      • ALD ou invalidité pour motif psychiatrique, ou arrêt de travail de plus de 6 mois pour un motif psychiatrique ou s’étant retrouvés dans l’une de ces situations dans les 2 ans,
      • risques suicidaires,
      • formes sévères de troubles dépressifs ou anxieux,
      • troubles du comportement alimentaire avec signes de gravité,
      • troubles neuro-développementaux sévères,
      • antécédents psychiatriques sévères dans les 3 ans,
      • toute situation de dépendance à des substances psychoactives,
      • prise de traitements antidépresseur depuis plus de 3 ans, d'hypnotique ou de benzodiazépine depuis plus d'un mois ou d'autre psychotrope,
      • trouble bipolaire,
    • rédiger le courrier d'adressage (PDF),
    • rédiger le courrier d'accompagnement (PDF).
  • Étape 2 : entretien d'évaluation avec le psychologue.
  • Étape 3 : séances de suivi (maximum 12 séances par année calendaire).
Suivi
  • Suivre de manière rapprochée initialement pour juger de la tolérance du traitement et créer une relation thérapeutique, fréquence proposée à 2 semaines puis toutes les 4-6 semaines jusqu’à rémission.
  • Réévaluer régulièrement le risque suicidaire avec vigilance particulière au cours des premières semaines d’introduction/majoration de dose de l’antidépresseur (voir tableau 2).
  • Évaluer l'efficacité du traitement après 4 semaines.
  • Si échec : 
    • traitement initial par psychothérapie : débuter un antidépresseur,
    • traitement initial par antidépresseur à dose optimale : associer une psychothérapie ou changer d’antidépresseur (même classe ou autre classe fonction des symptômes), ou avis spécialisé.
  • Poursuivre l'antidépresseur 6 mois à 1 an après la guérison et l'arrêter progressivement (sur plusieurs semaines ou mois), avec une réévaluation toutes les 4 à 6 semaines durant la période de suivi.
  • En cas de traitement par psychothérapie seule, les séances pourront s’arrêter en cas de guérison au bout de 4 à 6 mois.
  • Choisir une période de stabilité sociale et affective pour initier la décroissance.
  • Prévoir une réévaluation quelques mois après l’arrêt du traitement.
Indications à une hospitalisation
  • Risque suicidaire (voir tableau 2).
  • Risque immédiat d'automutilation.
  • Potentiel de violence.
  • Symptômes psychotiques ou somatiques sévères associés.
  • Présence d’une forte agitation anxieuse avec manque de contrôle émotionnel ou impulsivité.
  • Sevrage de substance psychoactive.

Essayer d'obtenir le consentement autant que possible. Si nécessaire recourir à une hospitalisation sous contrainte.

 

Tableau 5 - Présentations particulières
Présentations particulières
EDC avec caractéristiques mélancoliques
  • Souffrance morale profonde, et
  • Agitation ou ralentissement psychomoteur majeur, et
  • Anhédonie et/ou anesthésie affective, et
  • Plusieurs des symptômes suivants :
    • sentiment de désespoir voire d'incurabilité,
    • troubles du sommeil avec réveils matinaux précoces,
    • symptômes plus marqués le matin,
    • perte d'appétit ou perte de poids significative,
    • culpabilité excessive ou inappropriée.
EDC avec caractéristiques psychotiquesPrésence d'idées délirantes et/ou d'hallucinations
EDC avec caractéristiques mixtes

≥ 3 symptômes maniaques ou hypomaniaques présents pendant la majorité des jours de l'épisode de l'EDC :

  • augmentation de l'estime de soi ou idées de grandeur,
  • réduction du besoin de sommeil,
  • plus grande communicabilité que d'habitude ou désir constant de parler,
  • fuite des idées ou sensations subjectives de pensées qui défilent,
  • distractibilité (attention trop facilement attirée par des stimuli mineurs),
  • augmentation de l'activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice (augmentation de l'activité sans but précis),
  • engagement excessif dans des activités potentiellement dommageables (achats inconsidérés, rapports sexuels inconsidérés...).
EDC avec caractéristiques anxieuses
  • Troubles anxieux au 1er plan. En cas d'agitation anxieuse importante le risque suicidaire est majeur (raptus anxieux).
  • Choisir un antidépresseur ayant une indication également pour les troubles anxieux (ex : paroxétine).
EDC avec caractéristiques catatoniques

Ensemble de symptômes pouvant inclure :

  • catalepsie (flexibilité cireuse),
  • négativisme (refus permanent des consignes, suggestions et communications avec autrui), 
  • stéréotypies (phrases, attitudes, gestes, tics sans signification apparente, inlassablement reproduits),
  • impulsions,
  • écholalie (imitation involontaire répétée, quasi automatique et dénuée de sens, des derniers mots entendus),
  • échopraxie (tic qui consiste, pour une personne, à reproduire de façon automatique et involontaire des gestes ou des actes exécutés devant elle par autrui).

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.