Prescription d'activité physique adaptée

Tableau 1 - Prescription d'activité physique adaptée
Généralités
Aide à la prescription

Sites gratuits d'aide à la prescription et génération d'ordonnance :

Professionnels pouvant prescrire l'activité physique
  • Tous les médecins peuvent prescrire l'activité physique adaptée (APA).
  • Les kinésithérapeutes peuvent renouveler une prescription.
Remboursement
  • L'activité physique adaptée n'est pas prise en charge par la CNAM, mais peut l'être par certaines mutuelles.
  • Certains acteurs locaux (communes, régions...) peuvent également prendre en charge une partie des frais liés à l'activité physique.
  • Les réseaux peuvent aider à identifier les ressources adaptées aux ressources du patient (annuaire).
  • Certains professionnels de l'APA sont prestataires de service à la personne et permettent au patient de bénéficier d'une réduction d’impôt ou d’un crédit d’impôt sur le revenu d’une valeur égale à 50% des dépenses engagées.
La prescription d'activité physique adaptée en 7 étapes
  1. Évaluer l'indication (voir ci-après).
  2. Évaluer l'absence de contre-indicationà la pratique du sport et/ou la nécessité d'effectuer des examens préalables (voir fiche)(lien vers le certificat en pdf).
  3. Évaluer la nécessité de faire pratiquer un bilan initial par un kinésithérapeute, ergothérapeute ou psychomotricien (voir tableau 2) (ordonnance).
  4. Réaliser la prescription d’ APA (activité physique adaptée) :
    • diabète de type 2 (voir),
    • prise en charge de l'obésité (voir),
    • HTA (voir),
    • artériopathie oblitérante des membres inférieurs (voir),
    • maladie coronarienne stable (voir),
    • insuffisance cardiaque chronique (voir),
    • asthme (voir),
    • bronchopneumopathie chronique obstructive (voir),
    • dépression (voir),
    • arthrose (voir),
    • personne âgée (voir).
  5. Orienter vers un professionnel adapté (tableau 2).
  6. La prescription d'une activité physique adaptée doit toujours s'accompagner de conseils pour lutter contre la sédentarité et augmenter l'activité physique du quotidien.
  7. Pérénniser la pratique sportive en en parlant régulièrement au patient et en l'aidant à intégrer l'AP dans sa vie quotidienne et son style de vie.
Indications de l'APA
Indications à la prescription initiale

Les 4 conditions suivantes doivent être réunies :

  • maladie et/ou un état fonctionnel pour lesquels l’APA a démontré ses effets bénéfiques,
  • le patient n’a pas déjà un niveau d’activité physique (AP) régulière égal ou supérieur aux recommandations pour la santé de l’OMS :
    • ≥ 150 à 300 minutes/semaine d’AP aérobie d’intensité modérée ou ≥ 75 à 150 minutes/semaine d’AP aérobie d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’AP d’intensité modérée et soutenue,
    • ≥ 2 séances/semaine d'AP de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus soutenue faisant travailler les principaux groupes musculaires,
  • le patient ne peut pas augmenter son niveau d’AP en autonomie, de façon adaptée et de façon sécuritaire,
  • le patient accepte de suivre un programme d’APA et un changement de comportement plus actif est à terme envisageable
Indications au renouvellement
  • Les 4 conditions de la prescription initiale sus-décrites sont respectées, et
  • La maladie, son évolution ou l’état de santé général du patient ne lui permettent pas de passer à une pratique d’ AP ordinaire, et
  • La reprise ou la poursuite d’une APA permet une stabilisation ou une évolution favorable de la pathologie ou de l’état de santé du patient.
  • Le renouvellement peut-être prescrit par un kinésithérapeute en l'absence d'avis contraire du médecin prescripteur.

 

Tableau 2 - Orienter vers le bon professionnel
Indications à une évaluation par un kinésithérapeute, ergothérapeute ou psychomotricien
(ordonnance)
  • Évaluation indiquée en cas de limitation sévère (voir ci-après).
  • Le degré de limitation fonctionnelle ne correspond pas à la sévérité de la pathologie mais aux limitations locomotrices, cérébrales, sensorielles et de douleur du patient.
  • La liste suivante indique des limitations considérées comme sévères. Elle est indicative et l'appréciation finale du degré de limitation est laissée au médecin.
  • L'évaluation par le kinésithérapeute, ergothérapeute ou psychomotricien est non remboursée.
Limitations sévères

Limitation sévère des fonctions locomotrices

  • Altération de la motricité et du tonus affectant gravement la gestuelle et l'activité au quotidien.
  • Altération d'amplitude sur plusieurs articulations, affectant gravement la gestuelle et l'activité au quotidien.
  • Fatigue ou dyspnée invalidante dès le moindre mouvement.
  • Ne peut vaincre une résistance faible pour plusieurs groupes musculaires lors d'un mouvement du quotidien.
  • Distance parcourue ≤ 150 m lors du test de marche de 6 minutes.
Limitation sévère des fonctions cérébrales
  • Fonctions cognitives : mauvaise stratégie pour un mauvais résultat, échec.
  • Défaut de toute compréhension ou expression.
  • Manifestations sévères d'anxiété et/ ou de dépression.
Limitation sévère des fonctions sensorielles et douleur
  • Vision ne permettant pas la lecture ni l’écriture. Circulation seul impossible dans un environnement non familier.
  • Stimulations sensitives non perçues, non localisées.
  • Surdité profonde.
  • Déséquilibres sans rééquilibrage. Chutes fréquentes lors des activités au quotidien.
  • Douleur constante avec ou sans activité.
Professionnels pouvant superviser l'APA en fonction des limitations

Limitations modérées à sévères

Professionnels de santé paramédicaux

  • Kinésithérapeute.
  • Ergothérapeute.
  • Psychomotricien.

Ces professionnels seront capables d'évaluer la condition physique et d'initier la reprise d'activité physique.
Ils veilleront à ce que les patients qui nécessitent une rééducation spécifique ne soient pas pris en charge par d’autres professionnels non formés à ces traitements.

Limitations minimes à sévères

Enseignant en APA (EAPA).

L'EAPA est spécialisé dans l'évaluation et la conception de programme d'APA quelle que soit la limitation fonctionnelle.

Limitations absentes à minimes

Professionnel du sport

  • Éducateur sportif.
  • Coach sportif.

Ces professionnels encadrent des patients sans limitation et/ou avec une limitation fonctionnelle minime.

Trouver une structure
  • Les maisons sport-santé (QR code annuaire) peuvent :
    • aider les patients à identifier les ressources adaptées à leurs besoins,
    • évaluer les capacités physiques du patient et élaborer un programme Sport-Santé personnalisé en lien avec des professionnels qualifiés.
  • Annuaire des ressources (PDF)

 

Tableau 3 - Recommandations par pathologie
Généralité
L’APA est prescrite sous forme d’un programme se composant de 2 à 3 séances d’AP par semaine, sur une période de 3 mois, éventuellement renouvelable.
Diabète de type 2
(ordonnance)
Généralités
  • Une épreuve d’effort reste préconisée chez les patients DT2 qui envisagent de commencer une AP d’intensité élevée, notamment chez ceux qui sont physiquement inactifs.
  • La mesure score calcique coronaire peut être proposée aux patients DT2 pour reconnaître un risque cardio-vasculaire (si CAC > 400 unités Agatston) et alors conduire à la réalisation d’une épreuve d’effort avant de commencer une AP d’intensité élevée.
  • En cas de traitement par insulinothérapie basal-bolus et de complications du diabète, l'encadrement de l'APA par un diabétologue est recommandé.
Contre-indications
  • Pas d'activité physique d'intensité élevée ou avec manœuvre de Valsalva chez le diabétique si :
    • insuffisance coronarienne,
    • HTA non équilibrée,
    • rétinopathie proliférative ou non proliférative évolutive ou ayant bénéficié récemment d'un traitement par laser,
    • dysautonomie sévère,
    • atteinte rénale sévère,
  • Mal perforant plantaire : contre-indication temporaire à l'activité physique au niveau des 2 membres inférieurs.
  • Voir fiche certificat de non contre-indication à la pratique du sport.
Précautions
  • Doser la glycémie capillaire avant l'effort :
    • hyperglycémie (> 2g/L) ne pas faire d'exercice,
    • hyploglycémie (< 1g/L) resucrer avant l'effort.
  • En cas de traitement par insulinosécréteur ou insuline, surveiller la glycémie sur plusieurs heures après l'exercice pour surveiller la survenue d'une hypoglycémie.
  • Surveillance des signes :
    • d'ischémie myocardique (douleur thoracique, palpitations, essoufflement anormal),
    • d'hypoglycémie (faim, fatigue, tremblement, paralysie, picotements, troubles visuels, confusion ou tout signe paraissant anormal) et doser la glycémie en cas de doute.
  • Faire attention aux sports de combat pour le risque ophtalmique.
  • Bien s'hydrater.
  • Utiliser des chaussures adaptées.
  • Être progressif dans l'intensité et la durée des AP.
  • Préférer si possible la pratique de l'activité en postprandiale pour bénéficier de l’effet de l’AP sur l’hyperglycémie postprandiale.
Bénéfices de l'APA
  • ↓ mortalité.
  • ↓ complications et facteurs de risque.
  • ↑ condition physique.
Type d'activitéIntensitéDurée totale par semaineFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, le ménage...)
Légère à modéréeQuotidienne

Activités permettant de développer l'endurance (capacité aérobie)

  • Intensité modérée.
  • En l’absence de contre-indication et chez des sujets avec une AP régulière : augmenter progressivement à des intensités élevées.
  • 150 min/sem d’intensité au moins modérée, fractionnée et répartie sur la semaine.
  • Avec l’évolution des capacités cardiorespiratoires : augmenter progressivement la durée, en entraînement continu ou séquentiel.
  • Bénéfices supplémentaires pour la santé avec 300 min ou plus.
  • ≥ 3 séances/semaine.
  • Éviter de passer plus de 2 jours sans activité physique d'endurance.

Activités permettant de développer le renforcement musculaire

  • Intensité modérée (soit 10 à 15 répétitions par série).
  • En l'absence de contre-indication et chez des sujets avec une AP régulière : augmenter progressivement l’intensité.
  • Au moins 8 à 10 exercices différents avec 1 à 3 séries de 10 à 15 répétitions par exercice.
  • Avec l’évolution des capacités musculaires, augmenter progressivement le nombre de séries (durée).
2 ou au mieux 3 séances par semaine à effectuer des jours non consécutifs.
Activité permettant de développer la souplesse et l'équilibreÉtirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.
  • Étirement statique de 10 à 30 secondes.
  • 2 à 4 répétitions pour chaque exercice.
≥ 2 séances/semaine
Surpoids - Obésité
(ordonnance)
Contre-indications

Pas de contre-indication spécifique. Voir fiche certificat de non contre-indication à la pratique du sport.

Précautions
  • Aucune précaution spécifique.
  • En cas de perte de poids, certaines douleurs (notamment du dos) peuvent être accentuées par l'AP du fait d'une modification de la répartition du poids du corps. Informer le patient du caractère le plus souvent passager de ce problème et l'encourager à ne pas interrompre l'AP.
Bénéfices
  • Amélioration de la qualité de vie.
  • ↓ mortalité.
  • ↓ complications et facteurs de risque.
  • ↑ condition physique.
  • Impact modeste sur la perte de poids comparativement à la réduction des apports alimentaires, mais limitation la perte musculaire associée à la perte de poids.
Type d'activitéIntensitéDuréeFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, le ménage...)
Légère à modérée-Quotidienne

Activités permettant de développer l'endurance
(exemples : marche nordique, cyclisme, nage, gymnastique aquatique,
aquabike)

  • Modérée.
  • Si possible augmenter progressivement vers une intensité élevée.
  • ≥ 150 min/semaine (soit 5 séances de 30 minutes).
  • Augmentation progressive pour atteindre 200 à 300 minutes (soit 5 séances de 60 minutes).
  • Entraînement continu ou séquentiel.

≥ 5 jours par semaine, voire tous les jours si possible.

Activités permettant de développer le renforcement musculaire
(exemples : poids, bandes élastiques, appareillages...)

  • Modérée.
  • Si possible augmenter progressivement vers une intensité élevée.
2 à 4 séries de 8 à 12 répétitions pour chaque groupe musculaire majeur du corps.2 à 3 séances par semaine à effectuer des jours non consécutifs.
Activités en assouplissementÉtirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.
  • Étirement statique de 10 à 30 secondes.
  • 2 à 4 répétitions pour chaque exercice.
≥ 2 à 3 jours par semaine
HTA
(ordonnance)
Généralités
  • S'assurer que le suivi est à jour (voir fiche) :
    • bilan biologique tous les 1 à 2 ans,
    • ECG de repos tous les 3 à 5 ans,
    • suivi spécifique aux classes thérapeutiques utilisées pour le traitement.
  • Mêmes indications à la réalisation d'une épreuve d'effort que la population générale (voir fiche).
  • Les traitements anti-hypertenseurs peuvent entraîner des hypotensions post-effort subites et excessives (parfois plusieurs heures après la fin de l'effort) : éduquer le patient à l'adaptation du traitement au type d'exercice pratiqué.
  • Privilégier les exercices en endurance d'intensité modérée.
Contre-indications temporaires
  • Une AP légère n'est jamais contre-indiquée.
  • AP d'intensité modérée ou élevée :
    • pression artérielle ≥ 200/115 mmHg : contre-indication absolue,
    • pression artérielle ≥ 180/105 mmHg : contre-indication relative.
Prescription d'APA 2 à 3 séances par semaine, de 45 minutes à 1 heure par séance, supervisées par un professionnel de l’APA. Les AP d’endurance doivent être privilégiées et peuvent être complétées par des AP de renforcement musculaire d’intensité modérée avec des exercices isométriques (gainage, Pilates, etc.).
Type d'activitéIntensitéDuréeFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, le ménage...)
Légère à modérée-Quotidienne
Activités permettant de développer l'endurance
(exemples : marche nordique, cyclisme, nage, gymnastique aquatique,
aquabike)
  • Intensité modérée.
  • Si bien tolérée, possibilité
    d’augmenter progressivement
    à une intensité élevée.
  • ≥ 30 min par jour.
  • Commencer en augmentant progressivement la durée de l’entraînement.
  • En continu ou fractionné.
3 à 7 jours par semaine
Activités permettant de développer le renforcement musculaire
(exemples : poids, bandes élastiques, appareillages...)
  • Intensité modérée.
  • Si bien tolérée possibilité d’augmenter progressivement à une intensité élevée.
  • Pour les débutants et les personnes âgées commencer par une intensité légère.
  • 2 à 4 séries de 8 à 12 répétitions par exercice des grands groupes musculaires.
  • Commencer en augmentant progressivement la durée.
2 à 3 séances/semaine à effectuer des jours non consécutifs.
Activités en assouplissementÉtirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.
  • Étirement statique de 10 à 30 secondes.
  • 2 à 4 répétitions pour chaque exercice.
≥ 2 séances/semaine
AOMI
Généralité
  • Programme d'APA recommandé que l'AOMI soit symptomatique ou non.
  • La marche est l'activité la plus efficace mais la simple recommandation orale de sa pratique par le praticien est généralement inefficace.
  • ECG de repos et recherche d'anévrisme de l'aorte abdominale systématiques.
  • Epreuve d'effort non systématique (avis spécialisé).
  • Nécessité d'un chaussage de qualité.
Contre-indications

Sténose serrée de l'artère fémorale commune ou sténoses associées des artères fémorales superficielles et profondes : CI dans l'attente de la revascularisation.

Prescription
  • Débuter par un programme de rééducation/réadaptation vasculaire en centre (annuaire).
  • Si la prise en charge en centre est impossible, proposer un programme à domicile dirigé par un kinésithérapeute ou un EAPA (ordonnance) avec :
    • ≥ 3 séances de 30 à 60 minutes hebdomadaires de marche (ou d'activité équivalente si la marche est impossible) pendant au moins 12 semaines,
    • des exercices de renforcement musculaire et de mouvements gymniques des membres supérieurs et inférieurs.
Maladie coronarienne stable
Généralités
  • La prescription d'APA repose sur les préconisations du médecin rééducateur ou, à défaut, du cardiologue.
  • La prescription d'APA à domicile doit préférablement se faire après 4 à 12 semaines de réentrainement en centre (annuaire). 
  • Une épreuve d'effort est recommandée en fin de programme de réadaptation hospitalière.
  • En dehors des patients à faible risque (aucune séquelle de l’accident aigu, revascularisation totale, facteurs de risque cardio-vasculaire équilibrés, aucun symptôme à l’exercice, performance adaptée au type de pratique sportive souhaitée), l’ APA peut être pratiquée librement ou dans une structure proposant un encadrement spécifiquement formé, tel qu’un "club cœur et santé." (annuaire, QR code imprimable).
Contre-indications

Voir fiche certificat de non contre-indication à la pratique du sport.

Précautions
  • Une évaluation de l'effort perçu par l'échelle de Borg (RPE) doit être réalisée tout au long de l'effort.
  • Surveillance des entraînements à l'aide d'un cardiofréquencemètre : la fréquence cardiaque d'entraînement doit être située dans une zone cible et calculée par la méthode de Karvonen.
Bénéfices
  • ↓ mortalité.
  • ↓ morbidité.
  • ↓ syndrome dépressif.
  • ↑ qualité de vie.
  • ↑ qualité du sommeil.
Modalités

Les modalités dépendent des recommandations spécialisées d'un médecin rééducateur et/ou d'un cardiologue et des données de l'épreuve d'effort.

Insuffisance cardiaque chronique
Généralités
  • La prescription d'APA repose sur les préconisations du médecin rééducateur ou, à défaut, du cardiologue, et nécessite la réalisation préalable d'une épreuve d'effort.
  • La prescription d'APA à domicile doit préférablement se faire après un réentrainement en centre (annuaire).
  • Pour les patients présentant une insuffisance cardiaque stable, l’APA peut être pratiquée dans une structure proposant un encadrement spécifiquement formé, tel qu’un "club cœur et santé." (annuaire, QR code imprimable).
Précautions
  • Évaluer et tempérer la motivation.
  • Niveau technique adapté au sport.
  • Surveillance de la fréquence cardiaque (cardiofréquencemètre avec alarmes programmées) pendant l’effort, si besoin.
  • Savoir s’abstenir en cas d'évènement médical intercurrent.
  • Échauffement et récupération prolongée.
  • Hydratation adaptée.
  • Respect absolu des symptômes.
Activités déconseillées ou contre-indiquées
  • Compétition avec objectifs de performance ou de classement (par ex. AP avec décompte de points ou sanction chronométrique).
  • Efforts très explosifs avec sprints/à-coups répétés.
  • Musculation lourde.
  • Environnements très hostiles (plongée sous-marine, très haute altitude).
  • Prudence si risque de malaise à l’effort.
Bénéfices
  • ↓ mortalité.
  • ↓ hospitalisation.
  • ↑ qualité de vie.
  • Amélioration des symptômes et de la capacité fonctionnelle.
ModalitésLes modalités dépendent des recommandations spécialisées d'un médecin rééducateur et/ou d'un cardiologue et des données de l'épreuve d'effort.
Asthme
(ordonnance)
Généralités
  • Dans le cadre des recommandations de bonnes pratiques, un avis pneumologique + EFR peut se justifier si le précédent date de plus d'un an.
  • Rechercher une désaturation à l'effort par un test de marche de 6 minutes ou un test de lever de chaise.
  • En cas de maladie sévère (palier 4 ou 5) et d'AP d'intensité élevée (≥ 6 METS) : épreuve d'effort + GDS.
  • Une réadaptation respiratoire avec éducation thérapeutique en centre (annuaire) peut être proposée avant la prescription d'APA  si :
    • asthme sévère (palier 4 ou 5), ou
    • asthme mal contrôlé, ou
    • au décours d'une hospitalisation en médecine ou en réanimation pour une exacerbation, ou
    • avant prescription d'une biothérapie, ou
    • présence de comorbidités associées stabilisées.
Précautions
  • Voir fiche Asthme d'effort.
  • Vérifier que le traitement de l'asthme est optimal (voir fiche).
  • Toujours avoir son traitement bronchodilatateur avec soi lors de l'AP.
  • Réaliser un échauffement avant de débuter.
  • Prendre le traitement bronchodilatateur de crise 15 minutes avant l'AP.
  • Contre-indication temporaire à l'AP en cas d'asthme non contrôlé ou de comorbidité non stabilisée.
  • La natation dans les piscines chlorées peuvent déclencher des bronchoconstrictions induites par l'effort.
  • Éviter le sport d'endurance dans le froid ou en cas de pic de pollution.
  • Plongée sous-marine en scaphandre autonome :
    • nécessite un avis pneumologique,
    • nombreuses contre-indications.
Bénéfices
  • ↑ tolérance à l'effort.
  • ↑ qualité de vie.
  • ↑ contrôle de l'asthme.
  • ↓ symptômes anxieux et dépressifs.
  • ↓ bronchoconsriction induite par l'effort.
Prescription

Programme d’APA :

  • de 3 mois, renouvelable,
  • à raison de 2 à 3 séances par semaine,
  • associant :
    • des AP d’endurance (marche, marche nordique, jogging, vélo, vélo à assistance électrique, natation, danse, ski de fond, sports de raquettes, etc.), et
    • dDes AP de renforcement musculaire.
Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)
(ordonnance pour BPCO peu symptomatique)
Généralités
  • Avis pneumologique nécessaire en l'absence d'évaluation récente, avant de débuter l'activité physique adaptée.
  • EFR, test de marche de 6 minutes +/- GDS de moins de 12 mois.
  • Proposer une réhabilitation médicalisée à l'effort en centre (annuaire) avant la prescription d'APA chez tout patient présentant une BPCO avec :
    • une dyspnée, une intolérance à l’exercice ou une diminution de ses activités quotidiennes malgré un traitement médicamenteux optimisé, ou
    • après une hospitalisation pour exacerbation, ou
    • VEMS< 50 % de la valeur théorique (GOLD III et IV), ou
    • en cas d'exacerbation fréquente ou grave (≥ 1 exacerbation annuelle ou une hospitalisation pour exacerbation), ou
    • désaturation en O2 mal contrôlée, ou
    • hypertension artérielle pulmonaire, ou
    • comorbidité cardiovasculaire et métabolique.
  • La prescription doit suivre les préconisations du médecin rééducateur dans les suites d'une réhabilitation médicalisée à l'effort.
Contre-indications
  • Voir fiche certificat de non contre-indication à la pratique du sport.
  • Contre-indication relative pour les activités physiques d'intensité au moins modérée en cas d'hypertension artérielle pulmonaire > 60 mmHg. Une réadaptation respiratoire peut néanmoins être proposée.
  • Contre-indication relative pour les AP d’intensité élevée si :
    • désaturation à l'effort, ou
    • insuffisance respiratoire chronique sous O2 de longue durée.
  • Contre-indication temporaire dans les 3 semaines suivant une exacerbation ou en cas insuffisance respiratoire non contrôlée.
Précautions
  • Surveillance de la SaO2 qui doit rester dans tous les cas > 88 %, et idéalement ≥ 90 % (sauf indication différente du médecin).
  • Surveillance de la FC.
  • Surveillance de la pression artérielle au cours de l'exercice.
  • En cas de traitement par bronchodilatateur, prendre le traitement en début de séance.
Recommandations

Mettre de l'oxygène lors de désaturations transitoires à l'exercice si celle-ci est prescrite.

Bénéfices
  • Survie 95 % à 97 % sur 6 ans avec AP contre 38 % à 65 % sans AP.
  • ↓ risque d'évolution de la BPCO.
  • ↓ exarcerbations.
  • ↓ hospitalisation.
  • ↓ symptômes.
  • ↓ dyspnée.
  • ↑ tolérance à l'effort.
PrescriptionSi le patient a bénéficié d'une réhabilitation médicalisée, suivre les recommandations du médecin rééducateur.
Type d'activitéIntensitéDurée totale par semaineFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, ménage...)
Légère à modérée-Quotidienne

Activités permettant de développer l'endurance
(ex : marche libre ou nordique, vélo
d’appartement, ergomètre de
bras)

  • Modérée.
  • En cas de bonne tolérance : augmenter progressivement à des intensités élevées.
  • 20-60 min /jour.
  • Selon tolérance : augmenter progressivement la durée. 
  • En entraînement continu ou séquentiel.
1 jour/2 ou tous les jours si possible.

Activités permettant de développer le renforcement musculaire
(ex : poids, bandes élastiques,
appareillages)

Modérée
  • 2 à 4 séries de 8 à 12 répétitions pour développer la force musculaire.
  • 1 ou 2 séries de 15 à 20 répétitions pour développer l'endurance musculaire.
2 à 3 séances par semaine à effectuer des jours non consécutifs.
Activités en assouplissementÉtirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.
  • Étirement statique de 10 à 30 secondes.
  • 2 à 4 répétitions pour chaque exercice.
Au moins 2 à 3 jours par semaine, voire quotidienne.
Dépression
(ordonnance)
Généralités
  • Minimum de 3 séances supervisées par semaine durant au moins 3 mois.
  • Seul ou en groupe.
  • La marche semble avoir un effet significatif sur les symptômes dépressifs.
  • Une évaluation médicale initiale est préconisée compte tenu de la fréquence d'association à des maladies chroniques.
  • ECG nécessaire en cas de traitement par tricycliques.
Contre-indications et précautions
Bénéfices
  • En cas de dépression légère à modérée, un programme d’AP adaptée mixte (en endurance et en renforcement musculaire) sur 3 mois est aussi efficace qu’un traitement médicamenteux ou une psychothérapie sur la symptomatologie dépressive et le taux de rémission.
  • Réduction des symptômes dépressifs, du stress et de l'anxiété.
  • Amélioration de la qualité de vie et de la sexualité.
  • Participe à la prévention des récidives.
Type d'activitéIntensitéDuréeFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, le ménage...)
Légère à modérée-Quotidienne
Activités permettant de développer l'endurance
(ex : marche, vélo, nage...)
  • Modérée. 
  • En cas de bonne tolérance, passer progressivement à une intensité élevée.
  • ≥ 30 minutes par jour.
  • Augmenter progressivement la durée.

≥ 3 séances/semaine

Activités permettant de développer le renforcement musculaire
(exemples : poids, bandes élastiques, appareillages...)
  • Modérée. 
  • En cas de bonne tolérance, passer progressivement à une intensité élevée.
  • Pour les débutants et les personnes âgées commencer par une intensité légère.

Augmenter progressivement la durée.

2 à 3 séances par semaine à effectuer des jours non consécutifs.
Activités en assouplissement

Étirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.

  • Étirement statique de 10 à 30 secondes.
  • 2 à 4 répétitions pour chaque exercice.
Au moins 2 à 3 jours par semaine.
Autres activités sportivesLes AP de type marche, yoga, Qi Gong, etc. ont des bénéfices rapportés dans le traitement de l'anxiété et de la dépression.
Arthrose
(ordonnance)
Contre-indication

Poussée congestive (apparition de douleurs d'horaire inflammatoire et/ou gonflement articulaire) : contre-indication absolue et temporaire.

Bénéfices
  • Gonarthrose :
    • ↓ douleurs,
    • ↑ qualité de vie.
  • Coxarthrose :
    • ↓ douleurs,
    • ↓ limitations d'activité,
    • Pas d'effet sur la qualité de vie.
  • Mains :
    • ↓ douleurs,
    • ↓ limitations d'activité.
Prescription

Programme d’APA :

  • de 3 mois, renouvelable,
  • à raison de 2 à 3 séances par semaine,
  • associant :
    • exercices spécifiques ciblés de renforcement musculaire, de gain de mobilité articulaire et de proprioception, et
    • exercices non spécifiques de renforcement musculaire et d'endurance.
Personne âgée
(ordonnance)
Contre-indications

Pas de contre-indication spécifique. Voir fiche certificat de non contre-indication à la pratique du sport.

Recommandations
  • Considérer les sujets ≥ 70 ans comme étant à haut risque cardiovasculaire et effectuer une évaluation cardiologique +/- une épreuve d'effort avant de commencer une activité physique d'intensité élevée.
  • Réaliser ou faire réaliser par un professionnel de santé un bilan ostéo-articulaire pour définir précisément les déficiences (amplitudes, densité minérale osseuse).
  • Réaliser ou faire réaliser un bilan de risque de chute.
  • Pour les personnes âgées en bonne santé, sans pathologie chronique invalidante et ayant des réserves fonctionnelles élevées, les recommandations sont les mêmes que pour la population générale avec quelques précautions.
  • La personne âgée doit être informée qu'en cas d'apparition de l'un des signes suivants, elle doit arrêter son effort et consulter rapidement un médecin :
    • impression de manque d’air,
    • douleur/oppression dans la poitrine,
    • palpitations,
    • étourdissement ou évanouissement,
    • difficulté pour maintenir une conversation confortablement pendant que l’on réalise l’AP,
    • fatigue intense,
    • couleur bleutée de la peau au niveau des lèvres ou sous les ongles,
    • nausées,
    • peau pâle, humide ou froide.
  • La pratique du tai-chi-chuan et les exercices d’équilibre statique ou dynamique, en groupe ou en individuel à domicile sont efficaces sur la prévention des chutes s'ils sont réalisés au moins 2 ou 3 fois par semaine.
Bénéfices
  • ↓ sarcopénie.
  • ↑ fonction cardio-respiratoire (↑perfusion, ↓ischémie, ↑ventilation maximale volontaire),
  • ↓ pression artérielle.
  • Amélioration de la tolérance au glucose.
  • ↓ ostéoporose.
  • ↑ capacités cognitives et de l'humeur.
  • ↑ capacités fonctionnelles.
  • ↓ risque de chute et de fracture.
Type d'activitéIntensité préconisée
DuréeFréquence
Activités de la vie quotidienne
(exemples : marcher, monter les escaliers, faire du
jardinage, le ménage...
Légère à modérée-Quotidienne
Activités permettant de développer l'endurance
(éviter les AP imposant un stress excessif à l'appareil locomoteur)
En intensité relative :
  • échelle de Borg modifié : 5-6/10 pour une intensité modérée,
  • 7-8/10 pour une intensité élevée.
  • 30 à 60 minutes par jour d’ AP d’intensité modérée pour un volume total de 150-300 minutes par semaine, ou
  • 20 à 30 minutes par jour d’ AP d’intensité élevée pour un volume total de 75-100 minutes par semaine, ou
  • Une combinaison équivalente d’AP d’intensité modérée et élevée.
  • ≥ 5 jours par semaine d’ AP d’intensité modérée, ou
  • ≥ 3 jours par semaine d’ AP d’intensité élevée, ou
  • ≥ 3-5 jours par semaine d'une combinaison d’ AP d’intensité modérée à élevée.

Activités permettant de développer le renforcement musculaire

  • Intensité légère, pour commencer.
  • En fonction de la tolérance à l’exercice, progresser vers des intensités modérées, voire élevées ou alterner des intensités modérées et élevées.

Progressivement 8-10 exercices impliquant les groupes musculaires majeurs avec pour chaque exercice 1 à 3 séries de 10 à 15 répétitions chacune.

≥ 2 jours non consécutifs/semaine.
Activités permettant de développer l'équilibre la coordination et la mobilitéÉtirement jusqu’au point de tension ou de léger inconfort.Tenir l’étirement 30 à 60 secondes.≥ 2 fois par semaine.

rhumato
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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.