Gonalgie

Tableau 1 - Principales étiologies
Enfants et adolescentsJeunes adultesPersonnes âgées
  • Garçons :
    • maladie d'Osgood Schlatter (voir fiche),
    • maladie de Sinding-Larsen-Johansson (voir fiche),
    • ostéochondrite disséquante du condyle fémorale,
    • ostéome ostéoïde du fémur,
    • tendinite rotulienne,
    • ménisque discoïde.
  • Filles : instabilité rotulienne.
  • Tous : ménisque discoïde.
  • Jeunes actifs :
    • syndrome de la plica médiale,
    • bursite patellaire,
    • bursite de la patte d'oie,
    • maladie de Hoffa,
    • kyste mucoïde,
    • syndrome de la bandelette illio-tibiale (voir fiche),
    • traumatismes avec lésion ligamentaire ou méniscale.
  • Autres : syndrome fémoro-patellaire (voir fiche).
  • Arthrose fémoro-tibiale (voir fiche).
  • Arthrose fémoro-patellaire (voir fiche).
  • Lésions méniscales dégénératives (voir algorithme HAS).
  • Goutte (voir fiche).
  • Rhumatisme à pyrophosphate de calcium (voir fiche).
  • Kyste poplité (voir fiche).
  • Ostéonécrose spontanée du genou (ou SONK lesion : Spontaneous Osteonecrosis of the Knee), fracture/fissure sous-chondrale.
  • Fracture par insuffisance osseuse (fémur distal, tibia proximal, patella).
  • Diagnostics différentiels : douleur projetée de hanche, cruralgie…
Drapeaux rouges
  • Fièvre.
  • Asthénie.
  • Perte de poids.
  • Douleur :
    • exquise,
    • non soulagée par le repos,
    • insomniante.
  • Signes d'inflammation locale.
  • Limitation des amplitudes articulaires.
  • Terrain : immunodépression, cancer, diabète, toxicomanie, bactériémie récente, VIH, antécédent de chirurgie du genou ou de geste invasif, porte d'entrée infectieuse (dont intertrigo...).
  • Syndrome inflammatoire biologique.

➜ Adresser aux urgences pour recherche d'une arthrite septique.

 
Tableau 2 - Indications de l'imagerie
Gonalgie non traumatiques
Messages clés
  • Ne pas réaliser d’IRM en 1re intention.
  • Information du patient sur l'imagerie (version imprimable) : 
    • discordance fréquente entre importance des lésions radiographiques et sévérité des symptômes,
    • fréquence des lésions dégénératives asymptomatiques à l'IRM.
1re intention : radiographies
(Ordonnance)
  • Indications : 1er épisode de gonalgie, ou gonalgie inhabituelle.
  • Non indication : récidive de gonalgie chez un patient ayant une pathologie connue et symptomatologie habituelle.
  • Incidences (bilatérales) :
    • face + profil en charge au minimum,
    • + défilé fémoro-patellaire  si suspicion clinique d’atteinte fémoro-patellaire (voir fiche arthrose fémoro-patellaire),
    • + schuss si suspicion d’arthrose fémoro-tibiale (voir fiche).
Examens de 2e intention
  • Signes évocateurs de tumeur osseuse sur les radiographies : avis spécialisé sans délai.
  • Anomalies ou atypies constatées sur les radiographies prescrites en 1re intention (autre que des signes typiques d'arthrose) :
    • anomalie osseuse : scanner ou IRM,
    • anomalies des parties molles : échographie et/ou IRM (pour caractériser une lésion ou si l'échographie n'est pas contributive),
    • anomalie articulaire : IRM (arthroscanner à discuter en cas de contre-indication à l'IRM).
  • Radiographies normales ou n'expliquant pas les symptômes ET persistances des douleurs : 
    • IRM du genou,
    • évoquer des douleurs projetées (hache, rachis lombaire) et réaliser une imagerie appropriée.
  • Maladie professionnelle : se référer aux critères de reconnaissance de maladie professionnelle, pouvant nécessiter la réalisation d'examens particuliers d'imagerie.
Gonalgie post-traumatiques
Messages clés
  • Ne pas réaliser d'imagerie du genou contro-latéral s'il est asymptomatique.
  • Ne pas réaliser d’IRM en 1re intention.
  • Information du patient sur l'imagerie (version imprimable) : 
    • discordance fréquente entre importance des lésions radiographiques et sévérité des symptômes,
    • fréquence des lésions dégénératives asymptomatiques à l'IRM.
1re intention : radiographies
(oOrdonnance
  • Indications :
    • critères d'Ottawa (valable pour des traumatismes ≤ 7 jours). ≥ 1 critère parmi :
      • âge ≥ 55 ans,
      • douleur isolée de la patella,
      • douleur de la tête de la fibula,
      • impossibilité de fléchir le genou à 90°,
      • impossibilité de faire 4 pas immédiatement après le traumatisme et lors de l'examen clinique,
    • point douloureux osseux autre que la patella et la tête de la fibula,
    • plaie profonde, à risque septique, en regard du genou,
    • douleurs persistantes ou instabilité et absence de radiographies réalisées initialement.
  • Incidences (unilatérales en l'absence de douleur controlatérale) :
    • face et profil au minimum
    • + défilé fémoro-patellaire si suspicion clinique de lésion patellaire ou en cas de choc direct sur la patella.
Examens de 2e intention
  • Doute sur une lésion de l'appareil extenseur : échographie.
  • Luxation fémoro-tibiale : hospitalisation en urgence et angioscanner.
  • Fracture visualisée sur les radiographies initiales : imageries complémentaires selon avis chirurgical.
  • Radiographies initiales normales mais suspicion de :
    • fracture occulte : scanner dans les 48 heures,
    • anse de seau méniscal (blocage du genou : flexum mécanique irréductible avec incapacité de mettre en extension complète le genou) :
      • ne pas forcer l’extension,
      • avis chirurgical dans les jours qui suivent,
    • lésion ménisco-ligamentaire (sans blocage vrai) : IRM à distance (> 1 mois après le traumatisme) si elle conditionne la prise en charge thérapeutique.

rhumato
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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.