Signes d'orientation ou épaule hyperalgique : voir tableau 2.
Épaule non traumatique, non hyperalgique, sans drapeau rouge :
absence d'amélioration après 4 à 6 semaines d'évolution avec ou sans traitement : radiographies (ordonnance) ne devant pas être renouvelées en l'absence de nouvel élément clinique,
absence d'amélioration après un traitement par kinésithérapie et infiltration, et après réalisation de radiographies (ordonnance) :
échographie (ordonnance) par un échographiste expérimenté en pathologie ostéo-articulaire, et/ou
IRM (ordonnance) par un radiologue expérimenté en pathologie ostéo-articulaire, si :
l'accès à un échographiste expérimenté en pathologie ostéo-articulaire est impossible et/ou
l'échographie ne retrouve pas de lésion expliquant les symptômes,
forte suspicion de rupture tendineuse,
contexte de maladie professionnelle,
arthroscanner ou arthro-IRM en cas de doute persistant suite à la réalisation des examens précédents (sur avis spécialisé).
Drapeaux rouges (réorientation urgente)
Arguments pour une arthrite septique : fièvre, frissons, immunodépression, usage de drogue IV, infection ou porte d'entrée loco-régionale.
Arguments pour une pseudo-polyarthrite rhizomélique (voir fiche) associée à une artérite à cellules géantes (ex Horton) : âge > 50 ans, atteinte bilatérale +/- douleurs de la ceinture pelvienne, céphalée, claudication mandibulaire, hyperesthésie du cuir chevelu, induration des artères temporales...
Traumatisme.
Luxation.
Compression nerveuse ou vasculaire.
Rupture de coiffe > 5 cm.
Déformation ou œdème inexpliqué.
Anomalie de l'examen neurologique, déficit moteur et/ou sensitif important,.
Arguments pour une pathologie extra-articulaire avec douleur référée de l'épaule :
Épaule non enraidie (absence de limitation des amplitudes articulaires à la mobilisation passive)
Tendinopathie simple de la coiffe des rotateurs
Douleur déclenchée par des gestes particuliers et réveillée par la mobilisation active et/ou passive et/ou contrariée de l'épaule selon le tendon atteint (voir tableau 2).
Mobilité passive préservée.
Non systématique si tableau typique et évolution favorable < 4-6 semaines.
Repos le plus bref possible, mais réexposition progressive à l'effort,
Antalgiques de palier 1 (ou 2) +/- AINS en cure courte ± IPP (ordonnance).
Absence d'évolution favorable après 4 à 6 semaines :
adaptation du traitement antalgique,
kinésithérapie (ordonnance) : évaluer l'efficacité après 7 à 15 séances,
+/- injection de corticoïdes (après radiographies pour éliminer un diagnostic différentiel). À discuter d'emblée en cas de risques iatrogènes importants liés à la prescription d'antalgiques.
Adaptation du poste de travail si nécessaire (consultation de médecine du travail), +/- déclaration maladie professionnelle : tableau 57 du RG (IRM nécessaire), ou tableau 39 du RA.
L'évolution peut se faire sur plusieurs mois.
Rupture de la coiffe des rotateurs
Sujet âgé.
Douleur chronique à l'utilisation, +/- nocturne.
Perte de la mobilité :
absente en cas de rupture peu étendue,
active avec mobilité passive conservée en cas de rupture plus importante (parfois limitée au supra-épineux : perte de résistance au test de Jobe).
1re intention : radiographie (ordonnance) : normale ou signe indirect : ascension de la tête humérale, arthrose excentrée... + échographie : confirme l'atteinte tendineuse.
IRM en 2e intention (ordonnance) : avant chirurgie en cas d'échec du traitement médical.
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Ordotype ne se substitue ni à la décision ni à la responsabilité de prescription du professionnel de santé.
Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
personnes ≥ 65 ans, ou
antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
un corticoïde, ou
un anticoagulant.
Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
risque intermédiaire :
patient présentant un cancer.
traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
traitement par HNF à dose prophylactique.
antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
risque élevé :
traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
traitement par HNF à dose curative.
circulation extracorporelle.
Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
manifestation systémique anaphylactoïde.
Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation
Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :
0 à 3 : risque faible
4 ou 5 : risque modéré
6 à 8 : risque élevé
Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.