Vertige

Tableau 1 - Généralités
Définition

Illusion de mouvement :

  • rotatoire : impression de tourner comme sur un manège,
  • déplacement linéaire : antéropostérieur, vertical ou latéral.
Drapeaux rouges (IRM cérébrale en urgence)
  • Installation brutale.
  • Facteurs de risque cardio-vasculaires.
  • Céphalée ou cervicalgies (dissection vertébrale).
  • Réponse normale au Head Impulse Test (les yeux restent fixés sur l'examinateur lors des mouvements de la tête) (vidéo, en anglais).
  • Diplopie (verticale) et strabisme vertical.
  • Nystagmus d'allure centrale :
    • non atténué par la fixation oculaire,
    • de durée prolongée,
    • pouvant changer de direction en fonction de la direction du regard, ou être vertical pur ou rotatoire.
  • Vertige transitoire inaugural (quelques minutes à 1 heure), en l'absence de pathologie vestibulaire évidente : évoquer un AIT.
  • Syndrome vestibulaire unilatéral ou vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB) atypique : IRM cérébrale et des rochers (ordonnance).
  • Syndrome vestibulaire dysharmonieux.
  • Anomalie associée de l'examen neurologique.
  • Doute diagnostic.

 

Tableau 2 - Principales étiologies de vertige
 Diagnostic
VPPB
  • Vertige :
    • déclenché par les mouvements de tête,
    • bref : quelques secondes,
    • rotatoire,
    • violent,
    • récidivant.
  • Nystagmus.
  • Pas de signe cochléaire ou neurologique associé.
  • Confirmation par la maœuvre de Dix-Hallpike et test positionnel rotatoire.
  • Disparition spontanée sous 7 jours dans 30 % des cas.

Voir fiche

Maladie de Ménière
  • Triade vertige-acouphènes-surdité.
  • Vertige de 15 minutes à plusieurs heures.
  • Nausées, vomissements.
  • Hypoacousie et/ou acouphènes de tonalité grave.
  • Sensation d'oreille bouchée, de plénitude de l'oreille durant la crise: très évocatrice,

Confirmation :

  • avis spécialisé,
  • IRM systématique (ordonnance) pour éliminer un diagnostic différentiel.
Névrite vestibulaire
  • Grande crise vertigineuse rotatoire intense d'un à plusieurs jours.
  • Recrudescence des vertiges lors des mouvements de tête.
  • Réaction végétative intense (vomissements).
  • Anxiété importante.
  • Régression progressive.
  • Pas de surdité.
  • Examen neurologique par ailleurs normal.
  • Instabilité résiduelle pouvant durer plusieurs mois.
  • Principal diagnostic différentiel = AVC cérébelleux.
Migraine vestibulaire
  • Antécédents personnels/familiaux de migraine.
  • Vertiges de plusieurs heures avec vomissements et phonophobie.
  • +/- Paresthésies ou phénomènes visuels pendant la crise.
  • Vertige contemporain de la céphalée contrairement à l'aura migraineuse (qui précède la céphalée).
Paroxysmie vestibulaire
  • Vertiges de quelques secondes provoqués par des mouvements du cou.
  • Liée à un conflit vasculo-nerveux de l'angle ponto-cérebelleux.
Autres
  • AVC/AIT.
  • Sclérose en plaques.
  • Fistule labyrinthique.
  • Labyrinthite infectieuse (compliquant une otite).
  • Accident de plongée.
  • Pathologies de l'oreille moyenne (cholestéatome, otospongiose...).
  • Schwannome vestibulaire.
  • Syndrome de Lermoyez.
  • Traumatisme labyrinthique.
  • Hypotension orthostatique.
  • Insuffisance vertébro-basilaire.
  • Tumeur cérébelleuse.
  • Malformation d'Arnold Chiari.
  • ...

 

 

Tableau 3 - Traitement des vertiges
Traitement des vertiges
VPPB

Maladie de Ménière

  • Bilan préthérapeutique spécialisé (audiométrie + vidéonystagmographie).
  • Rechercher et prendre en charge un éventuel syndrome d'apnée du sommeil (voir fiche).
  • Règles hygiéno-diététiques (fiche, faible niveau de preuve) :
    • régime limité en sel,
    • limiter les excitants (dont caféine),
    • sommeil régulier et suffisant pour limiter le retentissement clinique des symptômes,
    • activité physique régulière en dehors des crises.
  • Traitement de fond (ordonnance,faible niveau de preuve) : bétahistine : 24 mg 2 fois par jour.
  • +/- Acétylleucine +/- antiémétique (si vomissements très gênants) en cas de crise (ordonnance).
  • Prise en charge psychologique.
  • Autres traitements sur avis spécialisé :
    • diurétiques,
    • corticoïdes locaux ou généraux,
    • gentamicine intratympanique,
    • chirurgie,
    • rééducation vestibulaire.

Névrite vestibulaire

  • Acétylleucine 500 mg 3 à 4 cp par jour pour la durée la plus courte possible, pendant la crise (ordonnance).
  • Anti-émétiques si nécessaire.
  • Lever précoce.
  • Discuter une rééducation vestibulaire en cas de persistance des symptômes > 3 semaines.

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Formations de notre partenaire en lien avec la thématique

 

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.