Dorsalgies

Tableau 1 - Démarche diagnostique
Clinique
Interrogatoire
  • Rythme des douleurs : mécanique ou inflammatoire.
  • Facteurs déclenchants.
  • Névralgies en ceinture/hémi-ceinture.
  • Troubles vésico-sphinctériens.
  • Signes associés.
Examen physique
  • Évaluation du rachis :
    • troubles de la statique,
    • raideur,
    • points douloureux vertébraux et paravertébraux,
    • douleurs à la compression de la cage thoracique : mobilisation des articulations costo-vertébrales.
  • Examen abdominal et cardiopulmonaire. Attention aux atteintes viscérales avec douleurs référées au niveau du rachis (tableau 3), surtout si la mobilisation du rachis ne reproduit pas les douleurs.
  • Recherche de signes de compression médullaire (signe de gravité) :
    • syndrome rachidien : douleur et raideur, et 
    • syndrome lésionnel radiculaire, et 
    • syndrome sous lésionnel : déficit moteur, sensitif et/ou génito-sphinctérien.
  • Recherche de signes évocateurs d'une dorsalgie secondaire  (voir tableau 2).
Paraclinique
SystématiqueRadiographies du rachis thoracique debout : face + profil (ordonnance)
Signes de compression médullaireIRM rachidienne en urgence (ordonnance)
Signes évocateurs d'une origine secondaire
(voir tableau 2)
  • Systématique :
    • biologie (ordonnance) : 
      • NFS,
      • CRP,
      • calcium,
      • électrophorèse des protéines sériques,
    • IRM rachidienne (ordonnance).
  • Autres (sur point d'appel) :
    • ECG,
    • radio de thorax,
    • endoscopie œsogastroduodénale,
    • imagerie abdominale : échographie ou scanner,
    • angioscanner de l'aorte.

 

Tableau 2 - Drapeaux rouges
Signes évocateurs d'une dorsalgie secondaire
Contexte
  • Néoplasique.
  • Antécédent de rhumatisme inflammatoire.
  • Infectieux.
Terrain
  • Corticothérapie au long cours.
  • Immunodépression.
  • Toxicomanie.
Symptomatologie
  • Douleur d'horaire inflammatoire.
  • Asthénie.
  • Fièvre.
  • Perte de poids involontaire.
  • Sueurs nocturnes.
  • Adénopathies.

 

Tableau 3 - Principales étiologies des dorsalgies
Dorsalgies mécaniques
  • Arthropathie dégénérative sur rachis scoliotique (voir fiche).
  • Maladie de Scheuermann/cyphose sénile de Schmorl (voir fiche).
  • Discopathie MODIC 1 (discopathie en poussée congestive).
  • Arthrose costovertébrale.
  • Arthrose des zygapophyses (inter-apophysaires postérieures).
  • Hyperostose vertébrale (maladie de Forestier)
Dorsalgies secondaires
Rachidiennes
  • Spondyloarthrites (à évoquer en 1er lieu par argument de fréquence en cas de terrain compatible).
  • Infection disco-vertébrale.
  • Tumeur osseuse maligne (métastase, myélome, tumeur primitive).
  • Tumeur osseuse bénigne (ostéoblastome, angiome vertébral, ostéome ostéoïde).
  • Fracture vertébrale ostéoporotique (voir fiche).
  • Calcifications discales (hydroxyapatite, chondrocalcinose, voir fiche).
  • Maladie de Paget (anomalies radiologiques caractéristiques).
  • Tumeur intrarachidienne (neurinome, épendymome, méningiome).
Viscérales

À toujours évoquer, surtout si la mobilisation du rachis ne reproduit pas les douleurs :

  • cardiovasculaire : insuffisance coronarienne, péricardite, anévrisme, dissection aortique,
  • pleuropulmonaire : cancer intrathoracique, pleurésie,
  • digestif : pathologie de l'œsophage, de l'estomac, du pancréas, du foie et des voies biliaires.

 

Tableau 4 - Prise en charge des dorsalgies mécaniques
Prise en charge des dorsalgies mécaniques
ÉducationVersion imprimable
Traitement symptomatique
(ordonnance)
  • Antalgiques.
  • AINS.
  • +/- Corticothérapie de courte durée (uniquement en cas de discopathie MODIC 1, ordonnance).

Kinésithérapie
(ordonnance)

  • Proprioception.
  • Renforcement des muscles spinaux.
  • Travail de la posture et des positions antalgiques.
+/- Infiltrations cortisonées inter-apophysaires postérieures 
  • Efficacité non prouvée.
  • Indication : poussée inflammatoire arthrosique avec échec du traitement symptomatique.
  • Modalités :
    • sous contrôle radioscopique ou scanographique,
    • en cas d'antécédent de chirurgie du rachis, ne pas infiltrer à proximité de l'étage opéré.
  • Ordonnances :
Chirurgie
  • En urgence en cas de compression médullaire.
  • Après discussion pluridisciplinaire en cas d'échec des autres traitements.

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Formations de notre partenaire en lien avec la thématique

 

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.