Diagnostic |
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Facteurs favorisants | - Âge.
- Troubles de la statique du pied (pied plat valgus ou pied creux).
- Surcharge pondérale ou obésité.
- Course à pied, sports avec sauts et réceptions multiples.
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Clinique | Douleur : - apparition progressive,
- localisation : talon et plante du pied, irradiant +/- le long de l'arche interne,
- présente dès le lever, et s'aggravant à l'effort,
- majorée (exquise) à la pression de l'insertion de l'aponévrose plantaire sur le bord inféro-médial du calcanéum,
- test de Windlass : garder la cheville dans un angle de 90o, mettre en extension passive la première ou toutes les articulations métatarsophalangiennes. Le test est positif si l'extension provoque de la douleur à l'insertion du fascia plantaire.
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Paraclinique | - Le diagnostic est avant tout clinique.
- Échographie (ordonnance) :
- épaississement (> 4 mm) hypoéchogène avec perte de structure fibrillaire de l'insertion proximale de l'aponévrose plantaire,
- évaluation du caractère fissuraire,
- Radiographie (ordonnance) :
- surtout pour éliminer un diagnostic différentiel,
- l'épine calcanéenne, si elle est présente, n'est pas responsable des douleurs, elle témoigne seulement du surmenage chronique. Elle persiste après la guérison.
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Diagnostics différentiels | À évoquer devant des douleurs talonnières inférieures/plantaires : - rupture complète du fascia plantaire,
- enthésite des spondylarthropathies,
- fracture de fatigue du calcanéum,
- maladie de Ledderhose,
- formation kystique arthrosynoviale péri-aponévrotique,
- syndrome de l'os péroneum (localisation plus latérale),
- en cas de paresthésies :
- sciatique S1 suspendue,
- syndrome du tunel tarsien (nerf tibial postérieur),
- neuropathie de Baxter (pouvant compliquer une aponévrosite (nerf calcanéen inférieur)).
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Traitement |
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Généralités | Évolution lente mais favorable dans 90-95 % des cas à 1 an |
Règles hygiéno-diététiques (version imprimable)
| - Mise au repos relatif (chez le sportif proposer des alternatives : natation, vélo).
- Éviter la station debout prolongée.
- Éviter les chaussures trop souples.
- Perte de poids en cas de surpoids ou d'obésité.
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Podologie | - Talonnettes amortissantes (ordonnance).
- +/- Semelles orthopédiques en cas de trouble anatomique du pied (ordonnance).
- +/- Attelle de nuit à porter durant 1 à 3 mois en cas de douleur constante apparaissant dès les premiers pas du matin (ordonnance).
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Kinésithérapie (ordonnance) | - Enseignement au patient d’exercices journaliers de stretching des muscles gastrocnémiens et d’étirements de l’aponévrose plantaire (PDF).
- +/- Bandage (taping) des pieds à la phase aiguë (durant 4 à 6 semaines après l'apparition des symptômes).
- Thérapie par ondes de choc extracorporelles en cas d'évolution prolongée.
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Infiltration de corticoïdes | En 2e intention : - infiltration sous échographie d'acétate de prednisolone,
- geste douloureux : anesthésie du nerf tibial postérieur possible mais nécessitant un opérateur entraîné,
- efficacité sur la douleur à court terme (< 4 semaines), sans impact sur l'évolution de la pathologie à moyen et long terme,
- geste à ne pas multiplier compte tenu du risque de rupture de l'aponévrose,
- ordonnances et informations du patient :
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Traitements pouvant être envisagés mais dont l'efficacité n'est pas démontrée | - AINS.
- Injection de plasma riche en plaquettes (fréquemment utilisé dans les formes chroniques à caractère fissuraire, après échec du traitement conventionnel).
- Dry needling.
- Ténotomie percutanée.
- Injection de toxine botulique.
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Chirurgie | Discutée si persistance de la douleur > 6 mois/1 an |