Pubalgie du sportif

Tableau 1 - Diagnostic
Examen Clinique
Interrogatoire
  • Douleur :
    • région inguinale et pubienne +/- irradiation à la racine de la cuisse (adducteurs), au scrotum et/ou à la symphyse pubienne,
    • souvent unilatérale,
    • début souvent progressif mais parfois brutal,
    • initialement provoquée par l'effort, puis s’aggravant progressivement et ne disparaissant plus au repos.
  • Facteurs de risque :
    • pratique sportive : football +++, hockey, rugby, saut (haie, triple saut, longueur), tennis, escrime, danse, sport de combat, natation (brasse), golf,
    • antécédent de pubalgie,
    • déséquilibre adducteurs/abducteurs,
    • antécédent de traumatisme des adducteurs.
Examen physique
  • Facteurs de risque/aggravants :
    • hyperlordose lombaire,
    • antéversion du bassin,
    • recherche d'une rétraction des ischiojambiers et des adducteurs.
  • Mobilité de la hanche : recherche de conflit ou de limitation.
  • Sensibilité à la face médiale de la cuisse : une hypoesthésie évoque une atteinte du nerf obturateur ou du nerf ilio-inguinal.
Formes cliniques (souvent associées)
Forme pariéto-inguinale

Examen en position debout et couchée :

  • douleur passive et/ou contre résistance au niveau du canal inguinal,
  • hernie,
  • hypertrophie des grands droits,
  • douleur à la contraction des abdominaux,
  • signe de Malgaigne (voussure inguinale majorée en hyperlordose) : évocateur d'une faiblesse des muscles obliques.
Arthropathie pubienne
  • Douleur pubienne :
    • d'aggravation progressive,
    • irradiant en étoile,
    • majorée à la palpation de la symphyse pubienne et aux manoeuvres de cisaillement du bassin (écartement des ailes iliaques).
  • Crépitements dans les formes évoluées.
Tendinopathie des adducteursDouleur tendineuse à la palpation, à l'étirement et à la contraction contre résistance
Imagerie
1re intention
Radiographies
(ordonnance)
  • Incidences : 
    • bassin et hanches en position couchée puis en appui monopodal alterné,
    • hanches de profil.
  • Signes évocateurs :
    • décalage > 3 mm entre les branches horizontales du pubis (= instabilité symphysaire),
    • érosions ou lacunes osseuses,
    • calcification des insertions muculo-tendineuses.
Échographie
(ordonnance)
  • Permet d'explorer des lésions tendineuses, symphysaires et inguinales ainsi que les orifices herniaires.
  • Modalités :
    • bilatérale,
    • debout,
    • avec manœuvre de Valsalva.
  • Signes évocateurs :
    • forme pariétale :
      • bombement de la paroi postérieure du canal inguinal lors de la manœuvre de Valsalva,
      • élargissement et dilatation de l’anneau inguinal,
      • élimine une hernie,
    • recherche d'une enthésopathie.
2e intention
IRM
(ordonnance)
  • Examen de référence.
  • Indications :
    • doute diagnostique, et/ou
    • bilan préchirugical.
  • Permet de réaliser le bilan lésionnel ostéo-musculo-tendineux complet.

 

Tableau 2 - Prise en charge
Principes généraux
  • Éducation (version imprimable).
  • Mise au repos sportif relatif (6 semaines à 3 mois).
  • Prise en charge des facteurs favorisants :
    • adaptation du chaussage (ordonnance podologue),
    • changement de surface de course (éviter les sols durs).
Traitement symptomatique
(ordonnance)
  • Antalgiques, AINS.
  • +/- Infiltration de corticoïdes en cas de tendinopathie ou d'arthropathie pubienne.
  • +/- Cryothérapie.
Rééducation
(ordonnance)
  • Après repos.
  • Doit être indolore.
  • Modalités :
    • étirements passifs,
    • correction des déséquilibres,
    • reprise progressive de l'activité sportive.
Traitement chirurgical
  • Indications :
    • échec thérapeutique (>3 mois) et douleurs invalidantes et/ou diminution des performances sportives,
    • forme pariétale.
  • Sur avis spécialisé.

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.