Hallux valgus

Diagnostic
Clinique

Le diagnostic est clinique :

  • Terrain : femme, le plus souvent > 40 ans.
  • Facteurs favorisants : excès de longueur du 1er métatarsien, pied plat, chaussage à talon haut et à extrémité serrée, +/- forme familiale.
  • Douleur au chaussage lors de la marche :
    • bord interne de la 1re métatarsophalangienne (MTP1) initialement (en regard de l'exostose), puis
    • voûte plantaire sous la MTP1
    • +/- MTP2métatarsalgie de transfert (syndrome du 2e rayon, voir fiche).
    • +/- sur conflit d’orteil : infraductus de l’hallux le plus souvent, ou supra ductus.
  • Examen physique debout (la charge aggrave la déformation), puis assis et couché :
    • déviation de l'axe du gros orteil,
    • présence d'une tuméfaction sur le bord interne du pied en regard de la métatarso-phalangienne du premier rayon ("oignon"),
    • mobilisation douloureuse en dorsi-flexion du gros orteil,
    • +/- bursite capito-métatarsienne médiale,
    • +/- durillons du bord inféro-médial du gros orteil et/ou sous la tête métatarsienne et cals des orteils (voir fiche),
    • +/- pronation de l’hallux dans les formes évoluées,
    • +/- signes physiques de syndrome du 2e rayon (voir fiche).
Diagnostics différentiels
  • Bursite en regard de la tête métatarsienne :
    • hémorragique : suite à un excès d’activité avec un chaussage étroit. De survenue aiguë avec peu ou pas d’hyperkératose,
    • séreuse : parfois observée au cours des rhumatismes inflammatoires,
    • septique : souvent précédée par des accès de bursites séreuses sur hallux valgus. S’accompagne de manifestations locales, voire systémiques nécessitant un traitement chirurgical et une antibiothérapie.
  • Pied triangulaire de PR avec coup de vent fibulaire.
  • Hallux rigidus (voir fiche).
Radiographies
(ordonnance)
Indication
  • Douleurs persistantes.
  • Bilan avant chirurgie.
Clichés
(ordonnance)
  • Pieds :
    • face :
      • angle métatarso-phalangien de l’hallux > 10°. Stades :
        • léger : angle MTP 1 < 20°,
        • modéré : 20° < angle MTP 1 < 40°, hallux en pronation et subluxation des sésamoïdes,
        • sévère : angle MTP 1 > 40°, hallux subluxé et sésamoïdes luxés,
      • angle intermétatarsien M1-M2 augmenté (métatarsus varus),
      • +/- arthrose de la MTP1,
    • profil : cassure de la ligne de Méary-Toméno (perte de l'alignement de l’axe du 1er métatarsien avec celui du talus avec affaissement de la voûte plantaire).
  • Incidence sésamoïdienne de Guntz :
    • subluxation médiale de la tête métatarsienne par rapport aux sésamoïdes,
    • +/- arthrose métatarso-sésamoïdienne.
Traitement
Traitement conservateur (1re intention)
ÉducationVersion imprimable

Adaptation du chaussage

  • Limite la douleur provoquée par le frottement de l’exostose.
  • Chaussures avec avant-pied larges et souples.
  • Éviter ou limiter au maximum le port de chaussures à bouts pointus ou à talons hauts.
+/- Semelles orthopédiquesIndiquées dans le cadre d'un syndrome du 2rayon (voir fiche)
Orthoplastie protectrice
(ordonnance)
  • Indications :
    • conflit douloureux d’orteil (séparateur d’orteil),
    • bursite latérale douloureuse (protection contre la chaussure).
  • Ne prévient pas la déformation.
  • Non remboursée.
Soins de pédicure
  • Lutte contre l’hyperkératose douloureuse.
  • Traitement d'éventuels durillons et cals (voir fiche).
Traitement symptomatique
(ordonnance)

Antalgiques

Chirurgie
  • Indication :
    • échec du traitement conservateur :
      • douleurs persistantes,
      • douleurs étendues à la base du 2e orteil au niveau de la MTP2, témoignant d'une instabilité du pied,
      • trouble cutané avec ulcération récidivante,
    • les anomalies radiographiques ou esthétiques ne constituent pas à elles seules une indication chirurgicale.
  • Techniques mini-invasives dépendant de la congruence articulaire et de la présence d’une arthrose de la MTP1 (ostéotomie ou arthrodèse dans les stades avancés).
  • Suites opératoires longues avec restriction des activités nécessaire de 3-6 semaines après le geste opératoire (plus l’ostéotomie est distale plus les suites sont longues).
  • La reprise d’un chaussage normal est variable, entre 8 à 12 semaines.
  • Évolution après la chirurgie : rigidité métatarso-phalangienne fréquente, douleur ou récidive de la déformation possible.

rhumato
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Formations de notre partenaire en lien avec la thématique

 

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.