Hypertension artérielle et grossesse

Tableau 1 - Diagnostic
Message clé

Les signes suivants chez une femme enceinte ou dans le post-partum immédiat (6 semaines) doivent impérativement faire éliminer une prééclampsie (voir ci-après) :

  • céphalées,
  • flou visuel, phosphènes, acouphènes,
  • douleur épigastrique,
  • cytolyse hépatique ou thrombopénie,
  • œdème du visage ou des mains,
  • pic d'HTA dans le post-partum.
Diagnostic positif et évaluation initiale
Pression artérielle
  • Mesure systématique de la tension artérielle au cabinet lors de la consultation d'une femme enceinte, que ce soit pour le suivi de grossesse ou pour un autre motif (voir fiche HTA pour les modalités de mesure).
  • Position : décubitus latéral gauche ou position demi-assise.
  • Diagnostic positif :
    • seuils :
      • au cabinet : PAS ≥ 140 mmHg et/ou PAD ≥ 90 mmHg à au moins 2 reprises,
      • en automesure ou MAPA : 135 mmHg/ 85mmHg,
    • modalités :
      • 140 mmHg < PAS < 160 mmHg et/ou  90 mmHg < PAD< 110 mmHg : confirmer par une automesure tensionnelle (feuille de recueil + liste des tensiomètres) ou une MAPA,
      • PAS ≥ 160 mmHg et/ou PAD ≥ 110 mmHg : adresser aux urgences obstétricales.
Bandelette urinaire
  • Si protéinurie ≥ 1+, confirmer le résultat en laboratoire (ordonnance, éviter de réaliser le prélèvement sur les premières urines du matin).
  • En cas d'HTA et de protéinurie positive à la BU constatées au cabinet, la prise en charge en urgence ne doit en aucun cas être retardée par le contrôle de la protéinurie en laboratoire.
Bilan biologiqueBilan biologique non consensuel : en cas d'HTA isolée sans signes de gravité le CNGOF indique que le seul examen indispensable est la recherche d'une protéinurie.
Les recommandations anglaises proposent quant à elles la réalisation initiale puis hebdomadaire du bilan suivant en cas d'HTA isolée non sévère (ordonnance) :
  • NFS,
  • bilan hépatique,
  • évaluation de la fonction rénale.
Signes cliniques de gravité
(adresser aux urgences obstétricales)
  • PAS ≥ 160 mmHg et/ou PAD ≥ 110 mmHg.
  • Céphalée.
  • Troubles visuels (phosphènes), ou auditifs (acouphènes) persistants.
  • Douleur abdominale épigastrique et/ou une douleur de l’hypochondre droit « en barre » persistante ou intense.
  • ROT vifs, diffusés et polycinétiques.
  • Protéinurie à la bandelette urinaire.
  • Retentissement fœtal :
    • diminution des mouvements actifs fœtaux,
    • hauteur utérine inférieure à la normale faisant suspecter un RCIU.
Sévérité de l'HTA au cours de la grossesse ou dans le post-partum immédiat (6 semaines)
HTA légère à modérée
  • 140 mmHg ≤ PAS< 160 mmHg, ou
  • 90 mmHg ≤ PAD< 110 mmHg.
HTA sévère
  • PAS≥ 160 mmHg, ou
  • PAD≥ 110 mmHg.
Types d'HTA
HTA chroniqueHTA antérieure à la grossesse ou constatée < 20 SA
HTA gestationnelle
  • HTA constatée après 20 SA, ET
  • Ratio protéinurie/créatinurie sur échantillon < 30 mg/mmol ou protéinurie < 0,3 g/24h. Si le dosage réalisé est un rapport albuminurie/créatininurie, le seuil pathologique est > 8 mg/mmol.
Pré-éclampsie
(adresser aux urgences obstétricales)
  • HTA découverte après 20 SA (que l'HTA soit contrôlée ou non), ET
  • Ratio protéinurie/créatinurie sur échantillon > 30 mg/mmol ou protéinurie > 0,3 g/24h. Si le dosage réalisé est un rapport albuminurie/créatininurie, le seuil pathologique est > 8 mg/mmol.
  • En cas d'HTA et de protéinurie positive à la BU constatées au cabinet, la prise en charge en urgence ne doit pas être retardée par le contrôle de la protéinurie en laboratoire.
  • Les recommandations européennes proposent une définition élargie de la pré-éclampsie basée sur la présence d'une HTA gestationnelle associée à ≥ 1 des anomalies suivantes apparue après 20 SA :
    • ratio protéinurie/créatinurie sur échantillon > 30 mg/mmol ou protéinurie > 0,3 g/24h,
    • créatinine ≥ 90 µmol/L,
    • ↗ transaminases > 40 UI/L,
    • signes neurologiques : céphalée, scotome, cécité, convulsions, ou confusion,
    • signes hématologiques : hémolyse, thrombopénie, ou CIVD,
    • signes d'insuffisance placentaire (RCIU, anomalies au doppler ombilical, mort fœtale).
Pré-éclampsie sévère

Prééclampsie ET

  • HTA sévère (PAS≥ 160 mmHg et/ou PAD≥ 110 mmHg) ou non contrôlée,
  • et/ou ≥ 1 atteinte viscérale :
    • douleur abdominale épigastrique et/ou douleur de l’hypochondre droit « en
      barre » persistante ou intense (évoquer un hématome sous capsulaire du foie),
    • signes neurologiques :
      • céphalée sévère ne répondant pas au traitement,
      • troubles visuels (phosphènes), ou auditifs (acouphènes) persistants, ou
      • ROT vifs et polycinétiques, ou
      • convulsions,
    • atteinte cardiaque :
      • douleur thoracique, ou 
      • dyspnée, ou
      • OAP,
    • atteinte rénale :
      • créatinémie ≥ 90 µmol/l, ou
      • oligurie : < 500 ml/24h, ou ≤ 25 mL/h, ou
      • protéinurie > 3g/24h,
    • hématologiques :
      • thrombopénie ≤ 100 000/mm3, ou
      • HELLP syndrome : hémolyse, cytolyse hépatique, thrombopénie, schizocytes au frottis sanguin,
      • CIVD,
    • cytolyse hépatique avec ASAT/ALAT> 2N
    • hématome rétro-placentaire,
  • et/ou aggravation des valeurs biologiques citées ci-avant, même si elles ne dépassent pas le seuil indiqué.
ÉclampsieCrises tonicocloniques sur terrain hypertensif au cours de la grossesse

 

Tableau 2 - Prise en charge
Spécificités par type de situation
Terrain à risque de prééclampsie
  • Indications : ≥ 1 facteur de risque majeur ou ≥ 2 facteurs de risque modérés
    • facteurs de risque majeur :
      • antécédent d'HTA gravidique ou de pré-éclampsie au cours d'une grossesse précédente,
      • HTA chronique,
      • maladie rénale chronique,
      • diabète,
      • maladie auto-immune (notamment lupus ou SAPL),
      • grossesse actuelle entrant dans le cadre d'un processus de PMA,
    • facteurs de risque modérés :
      • nulliparité,
      • âge ≥ 40 ans,
      • intervalle ≥ 10 ans avec la grossesse précédente,
      • BMI ≥ 35 kg/m2à la visite initiale,
      • antécédent familial de pré-éclampsie,
      • grossesse multiple.
  • Traitement par aspirine 100-160 mg/jour :
    • dès que possible et idéalement avant 16 SA (après 20 SA ne pas initier de traitement par aspirine s'il n'a pas été débuté avant),
    • à poursuivre jusqu'à 35 SA inclus (l'arrêter à 36 SA),
    • à prendre le soir au coucher.
  • Surveillance clinico-biologique rapprochée et suivi par obstétricien.

À noter : les recommandations françaises (CNGOF) 2023 stipulent quant à elle que la nulliparité n'est pas, à elle seule, une indication à la prescription d'aspirine. De même, les données de la littérature sont jugées insuffisantes pour émettre une recommandation sur la prescription d'aspirine dans le cas des grossesses multiples, de l'HTA chronique, du diabète préexistant ou de la maladie rénale chronique.

HTA gestationnelle
  • HTA légère à modérée (< 160/110 mmHg) et confirmée par une automesure tensionnelle :
    • recommandations européennes : indication a un traitement avec nécessité de maintenir une PAD ≥ 80 mmHg,
    • recommandations française (2015) : traitement indiqué surtout en cas de :
      • risque cardiovasculaire élevé, ou
      • diabète gestationnel associé, ou
      • maladie rénale chronique associée.
  • HTA sévère (voir tableau 1) : adressage aux urgences obstétricales pour contrôle tensionnel rapide.
  • HTA (quel que soit degré de sévérité) + protéinurie = prééclampsie = urgence.
HTA chronique préexistant à la grossesse
  • Équillibre tensionnel avant la conception (voir fiche).
  • Dès la consultation pré-conceptionnelle, interrompre les traitements contre-indiqués pendant la grossesse et les remplacer par des molécules autorisées (avis spécialisé).
  • Les recommandations anglaises proposent la prescription d'aspirine à partir de 12 SA en cas d'hypertension chronique préexistant à la grossesse. Cette proposition n'est pas reprise dans les recommandations françaises qui jugent la littérature insuffisante pour émettre une recommandation.
Traitement
Mesures non médicamenteuses
  • Avis spécialisé.
  • Pas de régime sans sel ni de diurétique.
  • Éducation (version imprimable).
  • Recommandations d'activité physique identiques à celles des femmes enceintes sans hypertension.
  • +/- Supplémentation calcique si les apports sont < 900 mg/j (calculateur).
  • Utilisation d'un carnet de suivi "grossesse et hypertension artérielle".
Traitement médicamenteux
Traitements recommandés en 1ère intention

Au choix :

  • labétalol (β-bloquants) : 
    • 200 mg matin et soir après le repas (ordonnance),
    • augmenter par palier de 200 mg jusqu’à atteindre l’objectif tensionnel (voir ci-après),
    • au-delà de 800 mg par jour : prendre un avis spécialisé,
  • ou inhibiteurs calciques :
    • nifédipine LP 20 mg. Molécule la mieux étudiée mais non dosage non disponible en France,
    • nicardipine LP 50 mg :
      • jusqu’à 1 gélule matin et soir avant les repas (ordonnance),
      • en cas de pic hypertensif : prendre 1 gélule de 20 mg à libération immédiate (les gélules de 20 mg à libération immédiate ne sont pas un traitement de fond de l'HTA),
  • ou α-méthyldopa (antihypertenseur central, pourrait être moins efficace que les 2 autres molécules dans la prévention de l'hypertension sévère) :
    • 250 mg matin et soir (ordonnance),
    • possibilité d'augmenter la dose par paliers de 250 mg toutes les 48h en cas d'objectif tensionnel non atteint, en augmentant préférentiellement la dose du soir en premier (risque de somnolence),
    • maximum 3000 mg par jour répartis en 2 ou 3 prises.
Molécules contre-indiquées pendant la grossesse
  • IEC.
  • ARA2.
  • Aliskiren.
  • Diurétiques.
Surveillance
Maternelle
Objectifs
  • SFHTA (France) :
    • PAS < 160 mmHg (mesure réalisée en milieu médical),
    • 85 mmHg < PAD < 100 mmHg (mesure réalisée en milieu médical).
  • NICE (recommandations anglaises) : PA ≤ 135/85 mmHg.
  • ESH 202 et ESC 2024 : PA ≤ 140/90 mmHg.
  • Éviter les hypotensions (risque d'hypoxie fœtale) et maintenir une PAD ≥ 80 mmHg.
Modalités
  • Si HTA légère à modérée (PAS< 160 mmHg et PAD< 110 mmHg) isolée :
    • suivi ambulatoire possible,
    • suivi clinique hebdomadaire (avec mesure de la PA et bandelette urinaire pour recherche de protéinurie),
    • surveillance biologique régulière : fréquence et contenu mal codifiés, les recommandations anglaises proposent de réaliser de manière hebdomadaire (ordonnance) :
      • NFS,
      • bilan hépatique,
      • évaluation de la fonction rénale,
    • noter la surveillance dans le carnet de maternité.
  • Si HTA déséquilibrée malgré une bithérapie optimale : hospitalisation.
  • Si HTA sévère ou signes d'alerte cliniques (PAS ≥ 160 mmHg et PAD ≥ 110 mmHg) : adresser la patiente aux urgences obstétricales.
  • Les recommandations anglaises proposent de doser 1 fois le placental growth factor (PIGF) pour éliminer une prééclampsie entre 20 SA et 36 + 6 SA en cas de doute sur une prééclampsie. Cette proposition n'est pas reprise dans les recommandations du CNGOF.
  • Une vigilance particulière devra être portée en cas d'antécédent de forme grave d'HTA au cours d'une précédente grossesse.
Fœtale
  • Avant 24-26 SA (avis spécialisé) : bruits du cœur + évaluation échographique mensuelle (ordonnance).
  • Après 24-26 SA (avis spécialisé) : suivi hebdomadaire à domicile par une sage-femme + évaluation échographique (ordonnance).
Post-partum
Modalités
  • Complications encore possibles (poussée d'HTA, prééclampsie).
  • En cas de traitement par methyl dopa, changement de traitement anti-hypertenseur dans les 48 heures suivant l'accouchement.
  • Poursuite de la surveillance étroite et diminution progressive du traitement antihypertenseur (durée souvent au moins égale à la durée de traitement pré-accouchement).
  • En cas d'HTA chronique avant la grossesse, réadapter le traitement anti-hypertenseur (dans les 48h suivant l'accouchement en cas de traitement par methyldopa).
Molécules à privilégier en cas d'allaitement
  • Inhibiteurs calciques : nicardipine, nifedipine, OU
  • β-bloquants : labétalol, propranolol, OU
  • α-méthyldopa, OU
  • IEC (fiche HTA), sauf si l'enfant est né prématuré ou qu'il a une insuffisance rénale.
Contraception
  • Contraception non hormonale si HTA non équilibrée.
  • Contraception progestative possible en cas de normalisation rapide de la pression artérielle dans le post-partum.
  • Pas de contraception hormonale œstroprogestative durant au moins 6 semaines après l'accouchement.
Autres
  • Bilan réno-vasculaire à 3 mois (ordonnance) :
    • pression artérielle,
    • créatinine
    • protéinurie des 24 heures.
  • Bilan étiologique en cas de persistance de l'HTA (voir fiche HTA).
  • Recherche et contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire.
  • Suivi tensionnel au long cours, même en cas de normalisation des chiffres dans le post-partum.
  • Information sur l'intérêt d'une consultation pré-conceptionnelle avant la prochaine grossesse.

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.