Énurésie nocturne isolée

Diagnostic
Généralités
  • Fuite d’urine involontaire pendant le sommeil survenant chez l’enfant ≥ 5 ans.
  • Effectuer un calendrier mictionnel (PDF, Association Française de Pédiatrie Ambulatoire).
  • Environ 10 % des enfants énurétiques souffrent d'un trouble avec déficit d'attention et hyperactivité (TDAH).
  • L'énurésie peut être source d'une détresse ou d'une tension parentale qui peuvent retentir sur l'enfant. Des difficultés intrafamiliales doivent être recherchées et une prise en charge psychologique initiée si nécessaire.
Drapeaux rouges

Doivent faire rechercher un diagnostic différentiel (diabète, infection urinaire, fécalome, trouble neurologique, malformation, diabète insipide, apnée du sommeil...) ou un facteur favorisant :

  • perte d'urine diurne isolée ou associée à une perte d'urine nocturne,
  • présence de signes fonctionnels urinaires :
    • pollakiurie,
    • dysurie,
    • brûlures mictionnelles,
    • urgenturie,
  • syndrome polyuro-polydipsique : quantification des boissons et des urines sur 48h (si possible en pesant les protections),
  • antécédents urologiques (infections, malformations...),
  • antécédents neurologiques,
  • Cconstipation,
  • encombrement de la sphère ORL ou signes d'apnée du sommeil (ronflements, respiration buccale, somnolence diurne, apnées, sueurs nocturnes),
  • énurésie secondaire (enfant ayant été propre > 6 mois consécutifs),
  • arguments pour un TDAH ou une dépression.

Paraclinique

En cas de tableau typique : aucun examen complémentaire n'est nécessaire en 1re intention
Traitement de l'énurésie nocturne isolée
1re intention
  • Éducation des parents et de l'enfant + règles hygiéno-diététiques (version imprimable) :
    • la bonne compréhension de l'enfant et sa coopération sont essentielles,
    • informer les parents du caractère involontaire des pertes d'urine, de l'évolution le plus souvent favorable et de l'absence d'efficacité des punitions sur la symptomatologie.
  • Calendrier mictionnel (PDF, Association Française de Pédiatrie Ambulatoire).

Réévaluation à 1 mois.

2e intention

Si échec du traitement de 1re intention :

  • alarme (non remboursée) :
    • nécessité de vérifier l'observance : des réveils fréquents liés à l'alarme peuvent altérer la volonté de poursuivre le traitement,
    • informer les parents et l'enfant qu'un délai d'au moins 1 mois est souvent nécessaire avant de percevoir les premières améliorations, et qu'un délai d'environ 3 mois est souvent nécessaire avant que l'énurésie ne disparaisse,
    • en cas d'efficacité, arrêt progressif sur 1 à 2 mois,
    • pas de bénéfice de l'alarme au-delà de 4 mois,

OU

  • desmopressine (à partir de 6 ans, ordonnance) : posologie initiale de 120 μg/j, à augmenter progressivement en cas d'efficacité insuffisante par paliers de 60 μg/j en respectant un intervalle minimum d'une semaine et sans dépasser 240 μg/j.

Réévaluation à 1 mois.

3e intention

Si échec du traitement de 2e intention :

  • évaluer l'observance,
  • alarme + desmopressine (à partir de 6 ans, ordonnance),
  • avis spécialisé.
Mesures asociées
  • Traitement d'une éventuelle constipation (voir fiche).
  • Recherche et prise en charge de difficultés intrafamiliales.

rhumato
Soins palliatifs
MG + SP
Accès limité

Cette fiche fait parti du

 module Soins palliatifs.

Cette fiche fait parti du

 Module spécialité Rhumatologie.

Cette fiche fait parti des modules

 

Soins palliatifs

 

et

 

Médecine générale.

Pour pouvoir y accéder vous devez vous abonner à l'un de ces modules.

Déjà inscrit ? Se connecter

Médecine générale
Module Médecine générale
Les situations les plus fréquentes en médecine générale.
MG

Accès limité

Cette fiche fait parti du 

module Médecine générale.

Déjà inscrit ? Se connecter

accès limité

Accès réservé aux professionnels de santé

Cette fonctionnalité est réservée aux utilisateurs d’Ordotype.

Pour pouvoir y accéder vous devez être connecté à Ordotype. Si vous n’avez pas encore de compte, inscrivez-vous et profitez d’un mois d’essai gratuit.

Déjà inscrit ? Se connecter

Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

fleche
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

fleche
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

fleche

Mes bilans

Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Créer une ordonnance
Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

fleche
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

fleche

Mes ordonnances

Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Créer une ordonnance

Mes fiches conseils

Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Invalid Date
Créer une fiche conseil
Pour savoir quelle ordonnance utiliser, consultez les rappels cliniques.
Énurésie - Desmopressine - à partir de 6 ans

Énurésie - Desmopressine (enfant ≥6 ans)

flechewaiting gif

 

Ordotype ne se substitue ni à la décision ni à la responsabilité de prescription du professionnel de santé.

Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.