Crampes

Tableau 1 - Définition
Définition
Contraction douloureuse et involontaire d'un muscle ou d'un groupe de muscles

 

Tableau 2 - Étiologies
Étiologies
Causes les plus fréquentes
  • Crampes idiopathiques (généralement nocturnes ou au réveil, souvent au niveau du mollet).
  • Crampes liées à l'effort.
Causes plus rares
  • Médicaments : nombreux, notamment les diurétiques et les β2-agonistes inhalés à action prolongée.
  • Insuffisance hépatique.
  • Insuffisance rénale.
  • Maladie neurologique.
  • Maladies néoplasiques.
  • Hypothyroïdie.
  • Grossesse.
  • Vieillissement.
  • Troubles hydro-électrolytiques :
    • hyponatrémie,
    • hypokaliémie,
    • hypocalcémie,
    • hypomagnésémie.
  • Déshydratation.
  • Alcool.

 

Tableau 3 - Démarche diagnostique
Démarche diagnostique
Drapeaux rouges
(avis spécialisé)
  • Anomalie de l'examen neurologique.
  • Amyotrophie.
  • Déficit musculaire.
  • Fasciculations.
  • Atteinte du tronc ou des membres supérieurs.
  • Signes d'insuffisance veineuse ou artérielle.
Paraclinique

Aucun examen n'est nécessaire en l'absence de signe d'orientation.

Selon le contexte et l'examen clinique : 

  • natrémie, kaliémie, magnésémie, calcémie
  • TSH,
  • CPK,
  • glycémie à jeun,
  • bilan hépatique,
  • vitamine B12.

 

Tableau 4 - Prise en charge
Prise en charge
En cas de crampe
  • Étirement passif du muscle.
  • Massage.
Prévention des crampes
  • Prise en charge étiologique chaque fois que possible (voir tableau 1).
  • Éducation (version imprimable).
  • Étirements réguliers et avant/après l'effort.
  • Bonne hydratation.
  • Pas d'intérêt de la supplémentation en magnésium.
  • Efficacité possible de certain traitements médicamenteux (avis spécialisé, faible niveau de preuve) :
    • naftidofuryl,
    • diltiazem,
    • complexe vitamine B.

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.