Syndrome des loges chronique du sportif

Tableau 1 - Diagnostic
Examen Clinique
Interrogatoire
  • Sportifs jeunes de 20 à 30 ans.
  • Douleur :
    • souvent antéro-externe de jambe,
    • souvent bilatérale (dans 50 à 80 % des cas),
    • d'apparition progressive,
    • reproductibilité du délai d’apparition au cours d'une même activité (ex : toujours au même moment d'une course à pied),
    • reproductibilité pour une même activité sportive (course à pied ++) mais pas forcément lors de la pratique d'une autre discipline,
    • oblige à interrompre l'effort responsable et/ou conduit à un évitement de l'effort responsable,
    • soulagée par l'arrêt de l'effort.
  • +/- Paresthésies associées.
Examen physique
  • Examen physique le plus souvent normal et indolore au repos.
  • Pratiquer l'examen idéalement après l'effort, en période douloureuse.
  • Possible œdème +/- rougeur cutanée.
  • Le test de flexion/extension répété de la cheville (150 dorsiflexions en 4 minutes) peut également provoquer la douleur du patient qui va alors reconnaître sa symptomatologie.
  • Palpation des pouls (présents à la phase aiguë) : leur absence est un signe de gravité.
  • Examen neuro-sensitif : paresthésies et déficit moteur sont des signes tardifs et de gravité.
Drapeaux rouges
(adresser aux urgences)
  • Tableau aigu et/ou inhabituel.
  • Plâtre.
  • Contexte : traumatisme, chirurgie récente, reperfusion après ischémie, brûlure, troubles de l'hémostase...
  • Paresthésie.
  • Pâleur.
  • Déficit moteur.
  • Absence de pouls.
Examens complémentaires
Mesure des pressions intramusculaires
  • Seul examen qui permettra de confirmer le diagnostic en montrant une élévation de la pression dans la loge atteinte.
  • À réaliser par un médecin entraîné en période symptomatique, au décours immédiat de l'effort.
  • Diagnostic positif : élévation des pressions (> 30 mmHg) et reproduction de la symptomatologie.
+/- Échographie - DopplerUniquement en cas de doute diagnostique. Peut-être utile au bilan vasculaire et pour rechercher un diagnostic différentiel, notamment une déchirure musculaire (voir fiche).

 

Tableau 2 - Prise en charge
Prise en charge.
Principes généraux
  • Prise en charge spécialisée,
  • Seuls traitements efficaces :
    • chirurgie, ou
    • arrêt de l'activité responsable du syndrome des loges.
Présence de drapeaux rouges
  • Si syndrome sous plâtre : bivalver le plâtre.
  • Adresser aux urgences pour prise en charge chirurgicale.
Absence de drapeaux rouges
  • Arrêt de l'activité sportive responsable.
  • Adresser à un spécialiste sans urgence pour prise en charge chirurgicale.

rhumato
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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.