Psoriasis

Tableau 1 - Diagnostic et prise en charge
Diagnostic
Clinique
  • Le diagnostic est clinique.
  • Lésions (image) :
    • papules érythémato-squameuses, bien limitées,
    • couches squameuses parfois épaisses,
    • plaques de taille variable (lésions <1 cm dans le psoriasis en goutte, forme la plus fréquente chez l'enfant),
    • banque d'images (DermIS).
  • Localisations fréquentes :
  • Prurit dans 50 % des cas.
  • Les plaques régressent sans laisser de trace.
  • Rechercher une atteinte articulaire.
Diagnostics différentiels
Prise en charge
Éducation
(imprimable)
  • Pathologie non contagieuse.
  • Évolution par poussées, les traitements ne permettent pas la guérison définitive.
  • L'alcool, le tabac et le surpoids ne sont pas responsables du psoriasis mais peuvent l'aggraver.
  • Hydratation quotidienne de la peau.
  • Utilisation des dermocorticoïdes et compte des tubes.
  • Association de patients : France Psoriasis.
Traitements topiques
Généralités
  • Galénique :
    • pommades ou crèmes sur les lésions sèches (éviter les pommades sur les plis),
    • lotion, gel, mousse et shampooing pour les atteintes du cuir chevelu.
  • Dermocorticoïdes (voir tableau 2) :
    • activité modérée sur le visage (voir tableau 2),
    • activité forte sur les zones en dehors du visage,
    • efficacité pouvant être majorée par un pansement occlusif ou hydrocolloïde.
  • Utiliser des bains ou des émollients pour décaper les lésions et limiter le prurit.
Traitement d'attaque

Quotidien, ne devant pas dépasser 4 semaines

+/- Traitement d'entretien
  • Après le traitement d'attaque.
  • Dermocorticoïdes 2 applications par semaine, ou calcipotriol seul tous les jours.
Ordonnances
Traitements systémiques
  • Sur avis spécialisé.
  • Indications :
    • forme modérée à sévère :
    • impact important sur la condition physique et sociale, ou sur l’état psychologique, entraînant une dépression ou une anxiété cliniquement significative,
    • psoriasis localisé mais ne pouvant être contrôlé par un traitement topique et associé à une altération fonctionnelle et/ou une détresse importante.

 

Tableau 2 - Dermocorticoïdes
Contre-indications formelles
  • Dermatoses infectieuses.
  • Lésions ulcérées.
  • Acné et rosacée.
Modalités de prescription
  • Galénique :
    • crème : facilité d'application,
    • pommades : lésions sèches, épaisses, squameuses,
    • gels et lotions : plis et zones pileuses,
    • shampoing et mousses : cuir chevelu et muqueuses.
  • Occlusion : durée limitée, intérêt essentiellement pour les paumes et les plantes.
Classification
Classe 4
(très fort)
  • Clobétasol propionate 0.05 %.
  • Bétaméthasone dipropionate 0.05 %.
Classe 3
(fort)
  • Bétaméthasone valérate 0.10 %.
  • Bétaméthasone dipropionate 0.05 %.
  • Désonide 0.10 %.
  • Diflucortolone valérate 0.10 %.
  • Difluprednate 0.05 %.
  • Fluticasone propionate 0.05 % (crème) ou 0.005 % (pommade).
  • Hydrocortisone acéponate 0.127 %.
  • Hydrocortisone butyrate 0.10 %.
Classe 2
(modéré)
  • Bétaméthasone valérate 0.05 %.
  • Désonide 0.10% ou 0.05 %.
  • Difluprednate 0.02 %.
  • Fluocortolone 0.50 %.
Classe 1
(faible)
Hydrocortisone 1 % ou 0.5 %
Effets secondaires
Locaux
  • Effets secondaires :
    • allergie de contact à évoquer en cas d'eczématisation ou d'aggravation des lésions sous traitement,
    • atrophie, dermatite roséiforme du visage, infections cutanées, effets hormonaux,
    • complications ophtalmologiques (en cas d'utilisation sur les paupières).
  • Facteurs de risque :
    • traitement prolongé,
    • grandes surfaces traitées,
    • peau altérée,
    • occlusion avec dermocorticoïdes de classe 3 ou 4,
    • enfant.
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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.