Otite séromuqueuse

Diagnostic
Généralités
  • Pic avant l'âge de 2 ans et autour de 5 ans.
  • Épanchement rétrotympanique évoluant depuis ≥ 3 mois.
  • Atteinte bilatérale dans 85 % des cas.
  • Toute OSM unilatérale doit faire rechercher une tumeur du cavum.
Clinique
  • Hypoacousie.
  • +/- Acouphènes.
  • Retard au développement de la parole et/ou de l'articulation.
  • +/- Otites moyennes aiguës à répétition.
  • Otoscopie :
    • épanchement rétrotympanique,
    • tympan :
      • mat,
      • ambré ou jaunâtre +/- parcouru de stries vasculaires,
      • +/- rétracté (reliefs osseux visibles),
      • +/- bulle rétrotympanique ou niveau liquidien.
Avis ORL + tests audiométriques
  • Situation à risque (voir ci-après) : d'emblée.
  • Absence de situation à risque : si persistance de l'épanchement ≥ 3 mois, ou plus tôt si retentissement important de la baisse d'audition.
Situations à risque

Ces situations nécessitent un avis ORL précoce :

  • pathologie vélaire,
  • trisomie 21,
  • craniosténose,
  • handicap visuel,
  • surdité préexistante,
  • obstruction nasale chronique, respiration bouche ouverte, ronflements,
  • OSM unilatérale,
  • troubles d’acquisition de la parole, du langage,
  • troubles du développement et du neuro-développement,
  • difficultés scolaires,
  • trouble de l'équilibre,
  • suspicion de rétraction tympanique.
Bilan orthophonique
(ordonnance)
Uniquement en cas de retard du langage, de la parole ou de l'apprentissage de la lecture et après guérison de l'OSM
Traitement
ÉvolutionGuérison souvent spontanée
Éducation des parentsVersion imprimable
Contrôle des facteurs favorisants
  • Tabagisme passif.
  • RGO à rechercher si :
    • symptômes évocateurs de RGO,
    • OSM sévère après 7 ans,
    • association à d'autres pathologies comme une laryngite ou une rhinosinusite récidivante,
  • Allergie à rechercher si association à un asthme ou à une rhinite chronique.
  • Anémie.
  • Carences nutritionnelles.
  • Pollution.
Insufflation tubaire
(ordonnance)

Enfant > 4 ans et compliant :

  • auto-insufflation tubaire, ou
  • insufflation tubaire au ballon.
Réévaluation à 3 mois

En l'absence d'indication de mise en place d'aérateurs transtympanique, réévaluation à 3 mois pour :

  • confirmation du diagnostic (persistance d'un épanchement rétrotympanique),
  • recherche d'une complication.
Traitements médicamenteux

Aucun traitement médicamenteux n'a fait la preuve de son efficacité, leur utilisation n'est pas recommandée.

Aérateurs transtympaniques

Indications :

  • situations à risque (voir ci-avant),
  • surdité bilatérale de transmission ≥ 25-30 dB,
  • otites moyennes aiguës récidivantes (>5-6 épisodes par hiver chez l'enfant ≤ 3 ans).
AdénoïdectomieÀ discuter en association aux aérateurs transtympaniques chez l'enfant ≥ 4 ans

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Formations de notre partenaire en lien avec la thématique

 

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Prescription d'IPP en cas de traitement par AINS
Indications
  • Co-prescription d’IPP et d’AINS en prévention de l'UGD uniquement si :
    • personnes ≥ 65 ans, ou
    • antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal (dans ce cas une infection à H. pylori doit être recherchée et traitée, voir fiche), ou
    • association de l'AINS à (pour rappel : ces associations doivent de principe être évitées) :
      • un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel), ou
      • un corticoïde, ou
      • un anticoagulant.
  • Les IPP doivent être interrompus en même temps que le traitement par AINS.
  • IPP inutiles pour prévenir les complications digestives des antiagrégants plaquettaires/anticoagulants (sans AINS) chez les patients ayant un faible risque de complication (pas d’antécédents d’UGD ou d’hémorragie digestive haute notamment).
Ordonnances
(dose préventive)

Surveillance des plaquettes sous héparine
Indications
  • Surveillance plaquettaire systématique des plaquettes en cas de situation à risque intermédiaire ou élevé de thrombopénie induite par l'héparine (TIH) :
    • risque intermédiaire :
      • patient présentant un cancer.
      • traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative et contexte chirurgical (dont césarienne) ou traumatique (immobilisation...).
      • traitement par HNF à dose prophylactique.
      • antécédents d’exposition à une HNF ou aux HBPM dans les 6 derniers mois (en cas de réintroduction après une exposition récente, la chute des plaquettes peut être très rapide).
    • risque élevé :
      • traitement par HNF et contexte de chirurgie (dont césarienne).
      • traitement par HNF à dose curative.
      • circulation extracorporelle.
  • Un traitement par HBPM à dose prophylactique ou curative ne nécessite pas de surveillance systématique des plaquettes en contexte médical (sauf cancer) ou obstétrical (sauf chirurgie, dont césarienne) ou en cas de traumatisme mineur.
Modalités
  • Le rythme de surveillance des plaquettes n'est pas consensuel. La proposition retenue ici est celle des recommandations de l'ANSM (2011).
  • Situations nécessitant une surveillance plaquettaire systématique (voir ci-avant) : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • puis 2 fois par semaine pendant 1 mois,
    • puis 1 fois par semaine jusqu'à l'arrêt du traitement (la nécessité de poursuivre la surveillance au-delà de 4-6 semaines n'est pas consensuelle),
    • et à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde.
  • Situation ne nécessitant pas de surveillance plaquettaire systématique : dosage plaquettaire :
    • avant l'introduction du traitement ou au plus tard 24h après son introduction,
    • à chaque fois que nécessaire en cas de signes évocateurs de TIH :
      • aggravation ou nouvelle suspicion d’événements thrombo-emboliques veineux et/ou artériels,
      • lésion cutanée douloureuse ou nécrose au point d’injection sous-cutanée,
      • manifestation systémique anaphylactoïde lors de l'injection.
Interprétation

Risque de TIH évalué par le score des 4T (calculateur) :

  • 0 à 3 : risque faible
  • 4 ou 5 : risque modéré
  • 6 à 8 : risque élevé

Toute suspicion de TIH ou score 4T ≥ 4 doit conduire à un arrêt immédiat du traitement par HBPM et à solliciter un avis spécialisé en urgence pour introduire un relais par anticoagulant non héparinique et poursuivre les explorations par un dosage des anticorps anti-PF4.